Le site du SHOM, l’outil par excellence pour prospecter et trouver des spots à bars

Si les logiciels de modélisation ne valent pas le sens de l’eau et une lecture en « live » de la dynamique des courants, ils permettent cependant de préparer ses sorties en amont et d’avoir accès à des informations qui ne sont pas nécessairement observables sur l’eau. Voici donc comment l’exploiter.

En surfant sur le site internet Datashom, vous pourrez retrouver :

  • Les orientations et la force des courants à tout moment de marée sur les spots que vous pratiquez ou que vous convoitez
  • les cartes marines
  • la nature du substrat.

La mise en relation de ces différents paramètres peut vous permettre de préjuger de la potentialité d’un spot.

La carte marine

Tout d’abord, une fois sur la page d’accueil, il faut zoomer sur la zone que vous souhaitez prospecter.

Ensuite dans le menu « données » puis l’onglet « accès au catalogue du SHOM » et « cartographie », vous avez accès à différentes cartes marines.

Pour ma part je choisis « l’assemblage des cartes marines ». Une lecture en parallèle sur le site Navionics avec l’option Sonarchart vous permettra d’identifier plus précisément les lignes de sonde.

Vous pouvez ainsi identifier des plateaux, des têtes de roches, des couloirs ou tout autre structure qui pourrait retenir les bars.

Les courants

Pour être productive, une zone dépend souvent de son orientation par rapport au courant. Ainsi vous pourrez identifier non seulement l’orientation de celui-ci à toute heure de marée, sa force et s’il s’agit de la veine d’eau principale ou secondaire.

Vous devez donc ouvrir l’onglet « courant de marée 2D » et sélectionner le moment de marée qui vous intéresse. Deux options s’offrent à vous :

  • « morte eau » pour les petits coefficients
  • « vive eau » pour les gros coefficients

Attention, ces marées sont calculées sur les horaires de Brest, donc il faut prendre en compte un décalage par rapport à votre zone. Par exemple dans le Finistère sud, il y aura une à deux heures de décalage avec l’étale.

La couleur des flèches indique alors la force du courant et son orientation.

La nature du substrat

Les bars aiment les zones de rupture et la nature du substrat détermine la nourriture présente sur zone. Ainsi si vous cherchez des lançons, il faut vous mettre en recherche des zones de sable.

La recherche de substrats spécifiques est aussi nécessaire pour la traque d’autres espèces...

Il faut donc se rendre sur l’onglet « sédimentologie » et sélectionner « nature de fond au 50000 »

Superposer les données

À ce stade, la carte n’est pas très lisible, car vous ne pouvez identifier qu’en alternance cartes marines, courants et sédimentation. Cependant, il est tout à fait possible de superposer ces trois données pour les corréler, en jouant sur la transparence des flèches et des couleurs de sédimentation.

Cliquez alors sur la « x » en haut à droite de la fenêtre pour fermer l’onglet « accès au catalogue du SHOM » vous pouvez alors faire varier la transparence de la nature du fond et du substrat en faisant glisser le curseur prévu à cet effet.

Une carte lisible et exploitable

Arrivé à ce stade vous disposez alors d’une carte parfaitement exploitable sur laquelle vous pouvez mettre en corrélation trois données déterminantes et donc affiner votre recherche.

Les légendes

Tous ceux qui ont un jour pratiqué la course d’orientation et pour les générations ayant eu le permis de conduire avant l’arrivée du GPS, vous savez qu’une carte n’est réellement exploitable qu’avec des légendes donnant un sens à votre lecture. Ainsi pour connaître la nature du substrat exacte et la force des courants, il vous suffit de cliquer sur le « i » et vous aurez ainsi accès à la signification des couleurs !

Bonne prospection !

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