Récit de 2 jours de pêche aux bars très différents

Nous le savons tous : la réussite d’une partie de pêche n’est jamais acquise à l’avance. Il existe tellement de paramètres qui conditionnent  la présence et l’activité des poissons qu’il est toujours difficile de prédire l’issue d’une sortie. Voilà le récit de deux sorties sur deux jours à suivre : même endroit, même moment de marée, mais avec des conditions météorologiques différentes… et surtout deux résultats opposés !

Les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas…

Un partage de connaissances

Nous sommes début août et je fais la connaissance de Marvin. Nous décidons d’unir nos connaissances du secteur pour essayer de réaliser une belle sortie de pêche aux bars. Le premier jour nous ne disposons de seulement 4 heures devant nous, mais cela sera bien suffisant pour épingler quelques gros spécimens…

Récit de pêche aux bars

Un ciel couvert et de la pluie

Le créneau est assez court et compte tenu des conditions de marée, nous espérons trouver les poissons sur quelques têtes de roche que nous savons prolifiques avec la marée descendante. Le bateau n’est même pas mis à l’eau que nous sommes déjà trempés jusqu’aux os par la pluie. Même si ces conditions sont désagréables, ce ciel couvert est, par expérience,  un point que nous savons positif pour la pêche.

L’activité est bien présente

Sur la première tête de roche, nous décelons très rapidement du poisson actif et les premières prises ne se font pas attendre. Nos prédictions étaient bonnes : avec le ciel couvert et le bon moment de marée, nous trouvons les bars à l’endroit voulu et en pleine période d’activité alimentaire. Mais pour l’instant si les prises s’enchaînent, seuls des spécimens d’un 50 de centimètres environ sont capturés et… bien sûr relâchés !

Récit de pêche aux bars

La "pierre à gros"

À quelques mètres de là nous savons qu’une pierre abrite régulièrement des bars bien plus massifs… Première dérive : un poisson de 55cm et un autre de 73cm se laissent leurrer. Contents de cette première jolie prise, nous prenons soin de contourner la pierre pour replacer la dérive. Une touche violente et c’est un nouveau très gros poisson (77cm) qui est monté à bord. Nous savons désormais que non seulement les bars sont actifs, mais que les gros spécimens sont présents sur la zone.

De plus en plus gros

Nous nous décalons alors sur un couloir de gravier et enchaînons plusieurs bars. Marvin connaît particulièrement ce couloir et m’indique qu’on arrive dans une zone très propice… Il ne s’est pas trompé et ferre un bar encore plus gros : 82cm. Sur la dérive suivante, je piquerais à nouveau un très gros poisson qui fera siffler le frein de mon moulinet, mais qui malheureusement se décrochera sur un coup de tête rageur !

Le temps s‘écoule vite, surtout sur un créneau si court, mais c’est trempés, contents et un peu sur notre faim que nous prenons le chemin du retour, non sans décider de remettre ça dès le lendemain avec plus de temps devant nous.

Récit de pêche aux bars

L’heure de la revanche

Le lendemain, réveil aux aurores pour profiter au maximum de l’activité trouvée la veille. Les conditions sont bien différentes : le soleil a remplacé le ciel couvert et les plaisanciers sont déjà nombreux sur l’eau…

Si un joli bar est pris lors de la première dérive et que le poisson est bien présent au sondeur, il est très rapidement clair que ce ne sera pas l’euphorie de la veille.

Pêche difficile, mais une belle surprise

Les poissons sont présents sur zone, c’est une certitude. Et les gros doivent l’être aussi, mais les prises sont rares, petites et nous demandent beaucoup d’adaptations techniques… Nous cherchons la bonne taille, la bonne couleur et la bonne présentation des leurres, mais il est certain que le changement de météo et le trafic ont "calé" les bars et qu’ils attendent de meilleures conditions pour se remettre à chasser. Quoiqu’il arrive nous prenons du plaisir dans le simple fait d’être à la pêche et nous rentrerons avec le sourire, d’avoir notamment fait la prise d’une toute nouvelle espèce pour nous : une pélamide.

Récit de pêche aux bars

Nous le savions déjà, et c’est ce qui fait le charme de la pêche, que la réussite d’une sortie n’est jamais acquise d’avance. Et si nous arrivons à prédire les bons moments, il existe tellement de paramètres que la part d’incertitude subsiste toujours… Alors même si les conditions ne vous semblent pas réunies, il faut toujours aller au bord de l’eau, car nous ne sommes jamais à l’abri d’une bonne surprise !

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