Souvenir de pêche / Vent d'Est et grand soleil, on recherche les bars en profondeur

Les zones de tenue des bars dépendent bien évidemment des bases nourricières, mais aussi d'autres paramètres dont les conditions climatiques. Leur impact sur la luminosité particulièrement est un facteur déterminant pour les trouver.

En fin de printemps, début d'étén avec mes amis, nos afterworks halieutiques sont hebdomadaires. Cependant chaque sortie est différente, car les conditions de marée et de météo varient d'une semaine à l'autre. En Bretagne sud, les vents d'ouest et de sud sont les meilleurs pour la pêche du bar, mais depuis quelques jours il est orienté plein Est et est accompagné de fortes chaleurs et d'un grand soleil.

Ces conditions climatiques ont pour effet de lisser la surface de l'eau et d'apporter une grande luminosité. C'est pourquoi, lorsque nous mettons le bateau à l'eau ce jeudi soir, nous décidons d'orienter la pêche sur des têtes de roches profondes, autour de 20-25 m.

Un début difficile

Nos heures de pêche sont comptées et dès les premières dérives, nous nous rendons compte qu'il n'y a aucune activité et nous ne décelons aucune détection au sondeur. Si les vieilles ont l'air particulièrement joueuses, les bars sont aux abonnés absents. Nous prospectons différentes pierres que nous connaissons, mais sans succès, jusqu'au fameux caillou de Goulven.

La touche est très timide, mais les coups de tête me signifient qu'il ne s'agit pas d'une vieille, mais bien d'un joli bar. Si le combat est rapide, la bredouille qui s'annonçait est finalement sauvée. Ouf !

Le spot à gros

Nous avons bien compris que la pêche ne serait pas miraculeuse et que la zone choisie est pauvre en poisson. Les mattes de bars étant visiblement ailleurs en ce moment et nous savons alors que nous ne pourrons piquer qu'un ou deux poissons postés par pierre. Nous décidons alors de prospecter une tête de roche qui abrite régulièrement un ou deux gros spécimens.

La première dérive sera la bonne…

Alors que je décroche un poisson, sans doute une vieille, après 3-4 secondes de combat, je laisse redescendre mon leurre vers le fond, car s'il y a bien une chose que j'ai apprise depuis longtemps c'est qu'il ne faut surtout pas ramener son leurre après une touche manquée ou un poisson décroché…

Mon shad virevolte donc lentement vers le substrat, lorsque je prends une touche sèche et lourde. Dès les premières secondes, je n'ai aucun doute sur l'identité et la taille de mon adversaire et le premier rush me semble particulièrement long pour un bar. Les coups de tête s'enchaînent et le poisson monte lentement et loin du bateau, ce qui est un comportement typique des bars. Il prend alors appui sur le courant et termine le combat en surface.

Nous ne l'avons pas encore vu, mais nous savons qu'il s'agit là d'un poisson massif. Ce qui se confirmera une fois dans l'épuisette. S'il s'agit là d'un long poisson, c'est surtout sa hauteur et sa largeur qui nous impressionnera !

Un release rapide

La séance photo ne durera que quelques secondes, car nous voulons relâcher ce spécimen dans les meilleures conditions. Pris profond et par forte chaleur, il est essentiel d'écourter la tenue du poisson hors de l'eau pour qu'il se réoxygène rapidement et que sa vessie natatoire ne gonfle pas.

Une belle chasse pour finir

Il nous reste peu de temps et après avoir trouvé quelques barsets sur une veine de courant prononcé, nous profiterons d'une belle chasse sur le chemin du retour. Il s'agit uniquement de maquereaux, mais qui nous distrairons quelques dizaines de minutes tant le rapport taille/puissance est impressionnant pour cette espèce. Sur des cannes fines, ce poisson est particulièrement ludique à pêcher et idéal pour initier les enfants ou des débutants.

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