Les différentes utilisations des shads pour la pêche du bar

Les leurres comptent d’innombrables familles et il n’est pas toujours simple de reconnaître les spécificités de chacun parmi tous les modèles. Les leurres souples et les shads en particulier, n’échappent pas à la règle, cependant nous pouvons dégager des caractéristiques principales et en déduire leur champ d’utilisation.

Les shads, qui sont des leurres souples munis d’une caudale, sont très nombreux sur le marché. Si parfois ils se ressemblent beaucoup, il est difficile de comprendre en quoi ils sont spécifiques et à quelles utilisations ils se destinent. Pourtant il existe plusieurs critères différenciants qui permettent de supposer de leur comportement.

La forme générale

On peut distinguer 2 profils particuliers de shads, ceux qui sont longilignes et ceux qui ont un corps ventru et trapu. La particularité des seconds est que cette forme en déviant le flux d’eau qui les parcourt va créer une oscillation de la droite vers la gauche autour de son axe longitudinal. On nomme cela le rolling. Cette particularité peut être accentuée en inclinant sa tête plombée vers le bas lors du montage.

Les seconds, longilignes, vont avoir un rolling moins prononcé, offrir moins de résistance à l’eau et l’action se situera davantage au niveau de la caudale.

Ainsi, on privilégie, ce qui ne veut pas dire qu’on les restreint, les plus ventrus pour la pêche en traction et les seconds pour les pêches en linéaires , à gratter ou en verticale.

La rigidité du plastique

Au-delà de la forme, les shads sont fabriqués dans des matériaux plus ou moins rigides. Cette caractéristique influe sur deux facteurs :

  • La vitesse de nage : plus le plastique est souple, plus il peut nager lentement
  • L’intensité des vibrations : plus le plastique est rigide, plus les vibrations envoyées seront fortes et audibles de loin.

Ainsi un shad constitué d’un plastique dur nécessitera des animations plus amples et soutenues pour mettre son paddle en action et sera alors plus indiqué pour des pêches rapides ou en traction.

La liaison entre le corps et le paddle

Le diamètre de la section entre le corps et la queue de votre shad conditionne l’amplitude et la vitesse de nage de son battoir. En effet, plus cette section est courte, plus la queue de votre shad pourra se mettre en action à faible vitesse et plus ses battements seront rapides et de faible amplitude. Ils délivreront ainsi des vibrations d’intensité moindre et plus discrètes et seront donc particulièrement efficaces dans les pêches lentes et fines proches du fond ou moyennement rapides entre deux eaux. A vitesse soutenue, le battement de sa caudale risque de saturer et d’autres modèles seront bien plus appropriés.

La taille et l’épaisseur de la caudale

La forme, l’épaisseur et la surface de la caudale sont déterminantes dans la façon dont votre leurre va se comporter sous l’eau, notamment lorsqu’ils sont mis en lien avec les caractéristiques précédentes.

En effet, un paddle épais et large sera plus lourd et par conséquent ses battements auront une fréquence moins élevée à vitesse égale qu’un modèle avec un petit paddle fin.

Les vibrations créées seront alors de plus grande intensité et la descente du leurre sera particulièrement ralentie.

Ainsi les gros paddles épais seront plus efficaces pour les pêches en traction ou les pêches lentes en linéaire et les paddles fins et étroits pour des pêches fines et lentes à gratter.

Le courant

Si nous avons évoqué l’utilisation, des différents shads en fonction de leur conception, les particularités du milieu doivent être prises en compte. En effet, la mise en action de la caudale de votre leurre dépend de la pression de l’eau exercée sur elle. Cette pression dépend de la vitesse de votre animation, mais aussi de celle du courant. Alors dans des milieux ou le courant est soutenu des shads rigides seront plus faciles à mettre en action et leurs puissantes vibrations seront manifestement plus audibles pour les prédateurs.

Des règles générales

Si ces 4 critères permettent de différencier un shad d’un autre et de supposer de son usage, cela reste cependant des règles générales qui souffrent bien des exceptions en fonction de l’humeur des poissons, mais aussi des habitudes de chacun. Rien n’empêche de prendre du poisson en pêchant à gratter avec un shad destiné à la traction et inversement, mais cela nécessite des ajustements en termes d’animations et au regard des spécificités du milieu dans lequel vous pêchez.

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