Pêcher la truite fario dans la vallée du Tarn

© Jacques Del Arco Aguirre

Le Tarn est un affluent important de la Garonne, qu’il rejoint non loin de Montauban dans le Tarn et Garonne, après un parcours de près de 380 kilomètres. C’est un cours d’eau très prisé pour ses populations de carnassiers et de carpes sur sa partie aval.

Mais l’ensemble de son linéaire de première catégorie (et même un peu plus !) est à découvrir absolument pour ses populations de farios sauvages. Des Gorges du Tarn escarpées de Lozère jusqu’à la rivière imposante qui traverse Millau, c’est une rivière magique pour la truite.

Tarn-aval-Millau

Les Gorges du Tarn

Le Tarn prend sa source dans le département de la Lozère, territoire qu’il traverse sur une centaine de kilomètres. C’est ici une « rivière de gorges », les paysages traversés par la rivière sont grandioses.

Une diversité de profils et de parcours attend les pêcheurs, puisque le Tarn change de dimension entre le petit ruisseau regorgeant de petites truites sur sa partie amont, jusqu’à la rivière imposante peuplée de gros spécimens qu’il commence à devenir à sa sortie des gorges et son entrée en Aveyron.

Tarn-Lozere

On pourra par exemple prospecter le Tarn dans les alentours de Sainte-Énimie, ou vers Les Vignes. C’est ici la Vallée touristique des Gorges du Tarn, très fréquentée en été, avec de nombreuses embarcations qui dévalent le cours d’eau. Privilégier à cette époque la pêche de bonne heure ou le coup du soir, lorsque la rivière est plus calme. Sinon, le début et la fin de la saison de la truite peuvent être excellents. Côté techniques de pêche sur le secteur, le Tarn se prête idéalement à la pêche à la mouche, les portions rapides alternant avec de grands lisses propices à la pêche en sèche. La pêche aux appâts naturels peut aussi se révéler très efficace.

Le Tarn vers Millau

C’est à sa confluence avec la Jonte que le Tarn pénètre en Aveyron. Les eaux deviennent plus puissantes, les veines d’eau plus imposantes. Les chances de réaliser de jolis captures augmentent : le secteur est connu pour abriter de magnifiques spécimens.

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En arrivant sur Millau, ce sont les eaux de la Dourbie qui se mêlent à celles du Tarn, c’est à cet endroit que la rivière passe en seconde catégorie. L’aval de Millau reste toutefois à découvrir pour les amateurs de gros poissons. Cohabitent en effet sur ces secteurs farios sauvages qui peuvent atteindre de belles dimensions, et barbeaux tout aussi combatifs et farouches.

Des affluents du Tarn à découvrir

De nombreux affluents du Tarn sont également richement pourvus en truites farios. C’est en particulier le cas de la Dourbie qui descend du Mont Aigoual. La Dourbie est une rivière réputée pour la qualité de sa pêche, la portion aval juste avant sa confluence avec le Tarn est par exemple excellente.

Les Gorges de la Jonte sont aussi à visiter, avec ou sans canne à pêche. Cette rivière est souvent difficile d’accès, avec des berges encombrées. Les petites farios sauvages se méritent mais sont pourtant bien présentes.

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Les Gorges de la Jonte

Plus en aval du Tarn, le Dourdou de Camarès dispose également de très bonnes densités de farios sauvages, tout comme le Rance, par exemple dans les alentours de Belmont-sur-Rance.

Infos pratiques

  • Comment s'y rendre ? Millau peut être un bon point de départ pour se rendre sur plusieurs spots dans la région. Située dans l'Aveyron, et desservie par l'autoroute A75. Millau se trouve à 120 km au nord-ouest de Montpellier.
  • Autres spots à proximité : il est possible de remonter le Tarn, pour pêcher vers Sainte Enimie en Lozère (1 heure de route). La Lozère est à découvrir, par exemple pour les rivières Lot, Colagne, Allier... En poussant un peu plus loin, ce sont les rivières de l'Ardèche qui s'offrent aux pêcheurs.
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