Monter ses premières mouches pour pêcher la truite

© Jacques Del Arco Aguirre

La pêche à la mouche est un petit monde à part. Des techniques bien spécifiques, un matériel adapté, et un nombre incalculable de mouches à acheter, ou… à monter soi-même ! L’exercice n’est pas si compliqué qu’il n’y paraît. Et puis : quel plaisir de capturer une truite avec une mouche qu’on a méticuleusement confectionnée.

Voici quelques conseils pour faire ses premiers pas et monter ses premières mouches. Nous vous proposons ainsi une liste du petit matériel à avoir pour débuter, et des idées sur les premières mouches à réaliser.

Revue des matériaux et des petits outils

Premier élément indispensable pour monter ses premières mouches : un étau. Les premiers prix peuvent faire l’affaire pour débuter, il existe également des kits de montage opérationnels qui comprennent l’étau et les outils principaux : paire de petits ciseaux, pince à hackle, porte-bobine, twister à dubbing, outil à demi-clé (whip finish), flacon de vernis… Il faut également faire l’acquisition de quelques fils de montage (de diamètre 6 ou 8) en différents coloris, par exemple noir, olive, jaune et marron, et de quelques hameçons (pour des tailles comprises en 12 et 16).

C’est ensuite les plumes et poils en tout genre que les monteurs de mouches aiment collectionner ! Pour commencer, rien ne sert de se ruiner : quelques plumes de cou de coq, des herls de paon, un peu de cul de canard, de chevreuil, une boîte de dubbing de lièvre.

Monter ses premières mouches pour pêcher la truite

Quelques techniques de base à maîtriser

Une fois l’étau et l’hameçon devant soit, il faut se lancer : les premières mouches ne seront pas forcément les plus belles, mais assez vite, elles deviendront « pêchantes », et le monteur n’aura qu’une envie : aller les essayer au bord de l’eau. Il convient toutefois de maîtriser quelques techniques de base : réaliser un hackle, c’est-à-dire enrouler une plume autour de l’hameçon, pour réaliser des mouches sèches qui vont flotter. Le dubbing est aussi très souvent utilisé : le twister permet d’enrouler ces poils pour faire des corps de mouche. Enfermer les cerques (en queue de mouche au niveau de la courbure) deviendra rapidement non pas une formalité, mais un exercice plutôt maîtrisé.

La toile regorge de tutos et vidéos qui vous permettront de progresser assez rapidement. Si vous avez un ami monteur, ou un club mouche près de chez vous, surtout n’hésitez pas, vous gagnerez du temps en recevant de précieux conseils.

Monter ses premières mouches pour pêcher la truite

Idées de premières mouches à réaliser

Des modèles simples permettront de prendre confiance derrière son étau, en s’entrainant sur les techniques de montage de base. Une mouche type « araignée » est souvent la mouche que l’on monte pour commencer : quelques cerques emprisonnés, un corps en fil de montage, puis un hackle propre et un nœud pour finir : ça pêche. Des sedges en poil de chevreuil font également partie des incontournables, de même que les traditionnelles oreilles de lièvre, ou des petits culs de canard.

Certaines nymphes sont aussi très simples à réaliser : une bille en tungstène, un petit dubbing de lièvre cerclé de cuivre (décliné en autant de coloris que l’on souhaite), voici des mouches prenantes permettant de pêcher l’eau en toutes saisons.

Le plaisir du DIY (Do it yourself)

L’objectif n’est pas forcément de faire des économies en montant ses mouches, mais plutôt de se faire plaisir, de rester à la pêche pendant les longues soirées d’hiver aussi. En pensant à toutes ces truites qui vont se jeter sur nos dernières créations !

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