Float tube motorisé : les étapes de l’installation du moteur électrique

Support moteur 7 bass, ajustement pour déterminer la future position des pads à coller © Gauthier Martin

Installer un moteur électrique sur un float tube ne se réalise pas sur un coup de tête, il faut se poser les bonnes questions et bien se renseigner pour que le projet aboutisse. Voici un partage de mon expérience à ce sujet.

Les questions avant de franchir le cap

Motoriser mon float tube est une idée qui m’a souvent traversé l’esprit, mais quel modèle de moteur choisir et de quelle puissance avons-nous besoin ? Comment le fixer proprement et facilement sur cette petite embarcation en forme de "V" ? Ensuite, il y-a la question du choix de la batterie qui représente un budget aussi important voir plus important que le moteur selon le type de technologie et la puissance que l’on choisit. Pas simple donc de se décider à franchir le pas avec autant d’informations à prendre en compte, il y-a de quoi en décourager plus d’un.

Pourtant, il n’y-a rien de bien sorcier, voici comment réaliser facilement un montage propre pour monter un moteur sur son float.

Moteur installé, le float est prêt pour naviguer

Le choix du moteur

Pour un float tube, il n’est pas nécessaire de prendre un moteur de plus de 40 Lbs, c’est largement suffisant, même presque trop puissant. Le choix est vaste aussi du côté du moteur et des accessoires optionnels. On trouve des moteurs classiques avec tête de commande sur l’arbre ou un peu plus onéreux, l’option du moteur à commande déportée qui est également très intéressante pour équiper un float tube, on trouve par exemple le Float Plus Pro qui se fixe sous le float ou encore le modèle développé par Pike'N Bas et Minn Kota.

Pour répondre à mes besoins, qui sont d’avoir un moteur simple d’utilisation, fiable et robuste, mon choix s’est porté sur une valeur sure, un Endura C2V2 30Lbs de chez Minn Kota. Il ne me reste plus qu’à trouver une solution propre et efficace pour le fixer sur le float.

Le support moteur

C’est le nerf de la guerre, car la principale difficulté sur un float tube c’est de trouver un point de fixation pour le banc du support moteur. Mais où et comment le fixer ?

J’ai retourné la question dans tous les sens pour savoir à quel endroit poser le moteur et j’ai fini par opter pour un positionnement sur le ¾ arrière. De cette manière le float reste bien équilibré, il ne tourne pas en rond et j’ai une position confortable quand je tiens la barre, je ne suis pas obligé de me tordre en deux.

Mon float tube est en PVC, c’est un Armada distribué par 7 bass, je suis allé voir du côté de la marque qui propose un support moteur compatible avec 4 pads PVC à coller directement sur le float. Pour être sûre de mon installation je décide donc d’opter pour cette solution proposée par la marque.

Le choix de batterie

Pour faire faire il existe trois principales technologies :

  • les batteries à décharge profonde au plomb, les moins chères et les plus lourdes
  • les batteries AGM qui offre de meilleures performances et qui sont moins lourdes que les batteries classiques au plomb.
  • les batteries au lithium, les meilleurs, qui sont 2 à 3 fois moins lourdes par rapport aux batteries au plomb, elles ont une espérance de vie supérieure aux autres batteries, mais cette technologie est aussi la plus chère.

Pour ma part, dans un souci d'économie, je me suis équipé d'une batterie au plomb de 90Ah que j'ai payé un peu plus de 100 €. Elle m'offre une autonomie d’environ 7 heures en navigation, seul bémol, son poids de 22 kg ! Une batterie AGM coûte 2 à 3 fois ce prix quand une batterie lithium coûte 5 à 6 fois le prix de ma batterie...

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