Petite sortie rapide pour l'ouverture
De retour de voyage, j'ai ma fille avec moi pour ce week-end d'ouverture, mais j'ai tout de même un micro-créneau, car elle a un anniversaire !
Je m'échappe donc deux heures pour aller tremper mes nymphes dans la rivière qui passe à 3 minutes de chez moi : le Jet.
C'est une charmante petite rivière poissonneuse où je pêche de temps à autre notamment lorsque j'ai peu de temps et où j'ai réalisé mes 5 dernières ouvertures.
Qu'il est bon d'entendre à nouveau le bruit de l'eau qui s'écoule, le réveil de la nature, et les odeurs inféodées. C'est surtout pour cela que je fais l'ouverture. Me retrouver dans cet environnement que j'apprécie tant !
Pêcher les parties amont des rivières est toujours une bonne chose, surtout à la mouche, car souvent il y a moins de pêcheurs, mais aussi car les eaux y sont un peu plus réchauffées. Donc les truites plus actives que sur le bas des rivières où la masse d'eau met plus de temps à monter en température.
Je monte donc ma canne à nymphe, une SAGE Sense de 10 pieds soie de 3, mon fil fluo rose et mon indicateur de touche puis une pointe en 15° pour éviter de casser dans les accrocs du fond, nombreux, du début de saison.
Je noue ma nymphe fétiche, une oreille de lièvre avec un tag orange montée sur une bille de 3,5 mm, car les débits sont forts en ce début de saison.

Retrouver ses sensations et les premières truites de l'année
Il me faudra reprendre mes marques pour retrouver les sensations, car je n'ai pas pêché au fil depuis plus de 8 mois. En effet, je pratique de nombreuses pêches, et je pêche au fil surtout en début de saison. Cette technique permet de pêcher près du fond et lentement, mais il faut retrouver les gestes pour être précis et ne pas perdre la moitié de sa boite dans les arbres, nombreux, du parcours.
Une fois ces réglages effectués, mes nymphes dérivent mieux, et passent bien. Les truites sont souvent dans les courants calmes pour ne pas perdre trop d'énergie. Il est important de savoir lire l'eau pour trouver les postes de tenue des poissons.
Je connais le secteur par cœur, et avec ces débits, les bons postes sont peu nombreux. Je favorise les fins de courant et les intérieurs de virage où les truites aiment bien se tenir.
Le fil ralenti et je ferre ma première truite de l'année. Une jolie petite truite bretonne de 23 cm environ qui me fait plusieurs chandelles ! Elle a survécu aux nombreuses crues que nous avons eu cet hiver et on voit bien qu'elle n'a pas encore pu reprendre beaucoup de force. Sur les secteurs rapides, les truites ont dû s'adapter pour ne pas se faire emporter pendant les périodes de très fortes eaux. Ces poissons sont fascinants et leur adaptation est incroyable.
Je prendrai trois truites pendant cette micro-session de 1 h 30, car il me faut déjà quitter les berges de cette belle rivière pour aller chercher ma fille.

Sortie de prospection en vue de la saison qui démarre
Je n'aurai pas l'occasion de retourner au bord de l'eau avant le mercredi suivant l'ouverture.
Cette fois, j'ai un créneau un peu plus long pour aller voir différents secteurs en vue de mes prochains guidages. Je me dois d'aller voir les rivières de mon territoire avant mes stages et j'en profite généralement pour mettre quelques coups de ligne.
Sur ce premier coin, je tombe mal, car des jeunes s'entrainent pour une compétition de kayak. J'essaye tout de même, mais en vain. De plus les niveaux sont très hauts sur cette partie de l'Odet en amont de Quimper et la pêche n'est pas facile.
Après une heure d'acharnement, je décide de monter plus haut pour aller voir un deuxième tronçon.

La rivière est un peu plus lente ici et elle sera plus favorable.
Il est déjà 17 h 00 et j'ai peur d'être en dehors des créneaux d'alimentation des truites qui est souvent aux heures les plus chaudes.
A mon grand étonnement, je prendrai quatre truites sur un petit secteur plus lent qui offre de belles zones plus profondes. J'alterne les nymphes et trouve un modèle qui leur plait, monté sur une bille cuivre en taille 3,5. Les truites sont sur les bordures de courant fort, et elles sont actives.
Mes nymphes se font intercepter violemment et les touches sont difficiles à rater tellement les poissons ont l'air d'avoir besoin de reprendre des forces.
Cela fait plaisir de voir les belles robes de nos truites farios sauvages. En Bretagne nous avons une chance inouïe de pouvoir pêcher la truite sur un très grand nombre de rivières encore préservées.
Il est temps de rentrer et j'ai déjà hâte de retourner pêcher en rivière, mais aussi très bientôt d'aller voir si les bars sont revenus à la côte.

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