Début en nymphe au fil
Je pêche de plus en plus en nymphe au fil en début de saison parce que c'est une technique très efficace, et par la même occasion cela me permet de continuer à apprendre des choses et donc de me perfectionner. Pour mon plaisir, mais aussi pour pouvoir gagner en compétence pour mes futurs stagiaires. La pratique est la meilleure façon de continuer à apprendre et donc pouvoir ensuite transmettre.

Je monte donc une nymphe pour commencer sur ce parcours en petite rivière, car l'emploi de deux mouches n'est pas vraiment nécessaire, à mon avis. Peut-être plus tard, lors que les poissons seront plus enclins à se déplacer plus franchement dans la couche d'eau. Les coups sont bien marqués et la pêche plus précise.
Le vent est froid, et les températures pas très agréables. Mais bon, je n'ai pas beaucoup de créneau et j'ai trop envie de passer un bon moment au bord de l'eau. Il faut que j'aille voir mes petits coins préférés. Cette rivière coule tout près de chez moi et c'est mon terrain de jeu favori. J'y vais autant que je peux ou quand j'ai un temps restreint.
En nymphe au fil, le vent est un facteur très dérangeant, car il est difficile de bien pêcher. Il tire dans la bannière et empêche soit les nymphes de couler et de pêcher correctement, soit il est à contre-courant et empêche de rester suffisamment tendu pour voir les touches. Cela ne fait pas bon ménage avec cette technique.

Changement de technique et résultat immédiat
J'arrive sur un secteur pas trop rapide, ni trop profond, et je décide donc de passer en sèche-nymphe avec ma canne Sage ESN en 10 pieds soie de 2, et mon fil fluo rose (corps de ligne).
Je monte une mouche en 2,5 et une mouche type bi-aile en cul de canard. C'est un montage que m'a fait découvrir le guide ariégeois Stéphane, il y une quinzaine de jour, lors d'un stage que nous avons organisé ensemble.
Rapidement, une première truite se laisse tenter par une oreille de lièvre avec un petit tag orange devant la bille. Puis une deuxième un peu plus grosse. Génial !
Le montage semble bien plaire et malgré le vent j'arrive à expédier mes deux mouches à une distance correcte qui me permet d'être pêchant.
Le courant forcit et je passe sur un modèle en 2,8, toujours avec la même sèche, qui n'a pas encore fait monter de truite, mais cela n'est pas vraiment le but aujourd'hui. La sèche sert à voir les touches qu'elle plonge, ou ralentisse anormalement. Une belle cuvette abrite une autre jolie truite, cette fois-ci encore plus grosse. Elle est un peu en dessous de 30 cm et pour ce secteur c'est un beau poisson. Je suis ravi.

Des truites à foison !
Je vais alterner les billes de 2,5 et 2,8, puis changer de mouches plusieurs fois. J'en prendrais quelques-unes sur une noire cul-rouge, mais c'est l'oreille de lièvre qui semble bien plaîre aux truites de cette superbe petite rivière sud-finistérienne. Les truites s'enchaînent et me donnent du plaisir. Chaque beau poste est couronné d'une touche. J'en décrocherai une autre belle qui sautera à plus d'un mètre hors de l'eau ! De vraies diablesses !
Puis, une plus petite viendra prendre la sèche, pour mon plus grand bonheur. La première de l'année en surface.
En alternant judicieusement les lestages et la distance entre les deux mouches (entre 50 et 80 cm), je trouverai une bonne quinzaine de truites, toutes plus belles que les autres, avec des robes magnifiques !
Quel plaisir de retrouver ces farios sauvages, surtout après les épisodes de crues à répétitions que nous avons eu cet hiver. Elles ont survécu et semblent avoir même profité, car elles sont bien rondes et combatives. Certaines auront bien fait plier le carbonne de ma canne qui est un vrai plaisir à utiliser sur ces rivières de petites et moyennes tailles. Ce modèle est léger, et d'une précision incroyable.
Il est temps de rentrer même si les truites sont encore actives malgré l'heure tardive. Je n'aurai pas cru avoir de l'activité à cette période de l'année entre 18 et 20 h 00 !
Hâte de pouvoir retourner en rivière passer un moment seul en pleine nature où l'on peut se ressourcer et prendre le temps de contempler ce qui nous entoure.

/ 















