Souvenir de pêche / Une première sortie sandre qui se solde par la prise d'une perche record

© Julien Lecouple

Retour en novembre 2014 sur le Loir en compagnie d'Antoine. Une session où tout était a priori calculé mais au cours de laquelle les choses ne se sont pas tout fait passées comme prévu. Cette place que s'octroie parfois l'imprévu rend la pêche magique. En voici un exemple.

Une bredouille non sans intérêt

Je revenais bredouille d'une courte sortie en barque sur la rivière, en solitaire. Une bredouille certes, mais qui m'avait néanmoins rapporté quelques précieuses informations. En effet, j'avais loupé ce que j'ai cru être un joli sandre dès le début et fis, chose assez rare sur le secteur, remonter du fond jusqu'à la surface, le nez collé à mon leurre, un autre très beau sandre alors qu'en toute fin de session j'amorçais une dérive en verticale avec ma petite embarcation. Heureux de ces quelques heures passées sur l'eau mais quelque peu frustré d'avoir perdu et vu de jolis poissons je décidais alors de revenir sur le spot dès le vendredi suivant.

Je conte le récit de ma session à mon vieil ami Antoine et lui explique que je compte y retourner en me focalisant exclusivement sur la recherche du sandre. Antoine est partant, ne serait-ce que pour se familiariser avec les rudiments de la pêche du sandre. Le rendez-vous est pris !

Le vendredi suivant, de retour avec Antoine

Il est 14h en ce vendredi 14 novembre et nous voilà de retour sur les berges du Loir. Rapidement la barque est à l'eau, chargée. Il ne nous reste plus qu'une dizaine de minutes de navigation à effectuer.

Arrivés sur le secteur je décide d'aborder les choses différemment en ancrant au milieu du lit de la rivière de manière à rester sur place et à pouvoir pêcher la rivière sur toute sa largeur, de part et d'autre de la barque.

Je lance le premier, profitant de ce lancer pour en expliquer les différentes phases à Antoine.

La prise de contact avec le fond, l'animation proche du substrat alternant légères tirées et relâchés, le contrôle de la bannière, le rythme. Je lui conseille également de rester quelques instants à l'aplomb du bateau, en verticale, en toute fin de récupération avant de remonter son leurre et relancer à nouveau.

Un seul lancer aura suffi

Antoine lance à son tour. Je l'observe s'appliquer autant que possible, cette nouvelle technique n'étant pas des plus simples à appréhender, qui plus est lorsque le vent bien présent gonfle sa bannière. Je garde un œil sur les faits et gestes d'Antoine qui, arrivé à l'aplomb du bateau, laisse son montage évoluer verticalement. Soudain je le vois ferrer, le blank de la canne se bande en décrivant un très bel arc de cercle ! Je n'en reviens pas ! Mon ami aura transformé l'essai dès son premier lancer ! Le combat dure quelques instants et nous nous attendons à voir un joli sandre crever la surface mais il n'en est rien ! A la place c'est une très grosse perche qui termine sa course dans l'épuisette ! Incroyable !

Une vieille guerrière de 44 cm !

Nous exultons ! Un poisson de cette trempe fait office de record sur cette portion de rivière ! Au-delà de sa longueur, c'est surtout la corpulence générale de ce poisson qui est impressionnante. Après une rapide séance photo notre guerrière rejoint son élément. Les heures suivantes s'écouleront sans que nos esprits aient jugé opportun d'en garder le souvenir. La pêche était "faite" comme on dit et ce cadeau de la rivière suffisait largement à élever cette pêche au rang des sessions mémorables ! Les sandres attendront.

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