Pêcher la truite en nymphe au toc : une technique à découvrir

© Jacques Del Arco Aguirre

Les techniques de pêche sont nombreuses et variées pour essayer de rencontrer de jolies farios sauvages. Pêche aux leurres, pêche à la mouche, pêche au toc aux appâts naturels… et pêche en nymphe au toc, une pratique qui fait de plus en plus d’adeptes ces dernières années.

Si certains d’entre vous hésitent à se lancer sur cette technique, nous vous proposons quelques conseils simples et basiques qui vous permettront de prendre rapidement du plaisir au bord de l’eau.

Choisir un matériel adapté, pour un confort de pêche optimal

Il y a plusieurs écoles, chaque pêcheur aime à pêcher avec son matériel, les habitudes sont parfois difficiles à changer. Certains utilisent des cannes téléréglables, d’autres ne jurent que par des cannes à fil intérieur (assez pratiques il est vrai sur des parcours encombrés). J’ai pour ma part adopté depuis quelques années la canne anglaise : pour des longueurs de 3m60 ou 3m90, je les trouve légères, maniables, elles peuvent sans problème lancer 2 nymphes faiblement lestées à des distances respectables. Pour la pêche en moyenne et grande rivière, il s’agit selon moi du matériel le plus adapté. Avec un moulin garni de nylon de couleur, un guide fil, et des bas de ligne de diamètre oscillant entre 12 et 14 centièmes, il est difficile de faire plus simple comme montage !!

Côté mouches, les billes en tungstène tiennent une place importante. Elles permettent de casquer différents modèles de nymphes en variant les coloris et les tailles de mouches. En pointe, les perdigones se révèlent par exemple très efficaces : leur corps lisse et leur bonne densité permettent en effet à ses mouches de s’immerger rapidement. On peut monter en potence une nymphe un peu plus légère, voire non lestée selon les conditions, en variant l’écartement entre les 2 leurres, jusqu’à ce qu’on ait trouvé la pêche et le comportement des poissons du jour.

Truite capturée en nymphe au toc

L'action de pêche pour la technique de la nymphe au toc

Le lancer se fait en règle générale ¾ amont, au-dessus de la veine d’eau convoitée. Les nymphes doivent être « en action » rapidement, et le pêcheur doit (quasi) immédiatement sentir le contact avec ses mouches : si la touche intervient juste après le moment de l’impact sur l’eau, une ligne non tendue permettra au poisson d’éviter le piège proposé par ces mouches artificielles. Si aucun poisson ne s’est manifesté pendant la dérive, c’est parfois lors de la phase ascendante de récupération que certaines truites indécises peuvent passer à l’action. Il n’est pas non plus interdit d’animer doucement ses nymphes pendant les dérives.

Cette technique de la nymphe au toc est efficace pour découvrir et prospecter les belles rivières proposant de jolis courants. Les ruisseaux de moindre dimension conviennent également : dans ce cas, si les débits sont plus modestes, pêcher avec une unique nymphe peut être recommandé.

Avant de pêcher la berge opposée comme nous aimons tous le faire, n’oublions pas de pêcher par nos pieds. Qui n’a pas un jour vu une truite déguerpir à quelques mètres de nous, à la vue de ce pêcheur peu discret ? Un dernier conseil avant de se jeter à l’eau : bien serrer son frein en position combat avant que les nymphes ne touchent l’eau. Sur ce type de montage assez fin, un gros poisson aurait tôt fait de sanctionner ce genre d’oubli 😊

Technique de pêche en nymphe au toc

1. Guide fil
2. Petit émerillon rolling ou potence
3. Nymphe plus légère (ou de taille équivalente)
4. Nymphe de pointe, par exemple perdigone avec bille tungstène de 3,5mm

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