Leurre souple, gratter le fond avec une imitation d’écrevisse

Immitation d'écrevisse sur tête plombée anti-herbe © Gauthier Martin

Elles sont interdites comme appât vivant, mais il est tout à fait possible d’utiliser un leurre souple type créature imitant l’écrevisse. Tous les carnassiers et même les carpes en raffolent !

Une proie prisée

L’imitation d'écrevisse est un leurre très répandu sur le continent américain, c’est un grand classique pour la pêche du black-bass. Dans l’hexagone, ce type de leurre souple est moins populaire par rapport au swimbait ou au grub (virgule). Cependant, en se promenant sur les berges de nos plans d’eau et de nos cours d’eau, on remarque que l’écrevisse est bien implantée sur le territoire. Les espèces endémiques se font discrètes, mais les exogènes comme l’écrevisse américaine, ont colonisés les milieux.

La chaire de ce mollusque, ne plaît pas qu’aux amateurs de fricassés, c’est une proie très appréciée des brochets, perches, sandres, black-bass, silures et même des carpes ! Alors pourquoi ne pas les tenter avec une imitation ?

Petite perche prise avec une écrevisse Savage Gear sur le fond

Les imitations d’écrevisses

Ce sont des leurres réputés pour la pêche du black-bass, mais l’offre se démocratise depuis quelques années. On trouve de plus en plus de choix chez les détaillants. Pour faire simple, il existe des imitations réalistes, comme la Savage Gear « 3D Crayfish », d’autres comme la Yum Craw Chunk sont plus basiques mais leur action de nage est très attractive. Mais c’est inutile d’avoir cinquante modèles différents, deux ou trois valeurs sûres de tailles différentes sont suffisantes. Pour la couleur, je préfère toujours ce qui est le plus naturel, donc je joue avec différentes nuances de rouge, parfois orange ou violet.

Un petit échantillon des différentes immitations d'écrevisses, on retrouve même le motif sur certains poisson nageur comme ce cranck.

Technique et animations

L’écrevisse se déplace la plupart du temps en marche arrière, surtout en cas de danger, c’est pourquoi nous armons nos imitations par la queue, avec la tête en arrière comme une vraie. Sur ce type de leurre, les pinces ondulent et produisent de fortes vibrations dans l’eau.

On peut l’utiliser de différentes façons, pour ma part j’aime les armer avec une tête plombée football dotée d’un hameçon texan ou en trailer sur un rubbers jig (tête plombée avec une jupe en silicone) ou sur un chatterbait (tête plombée à bavette avec jupe plastique). La forme de la tête plombée est importante, une surface plate permet au leurre de rester positionner sur le fond à la verticale, avec les pinces qui ondulent. Les montages drop-shot (hameçon au-dessus du plomb) et Carolina (plomb balle et hameçon texan) donnent aussi de bons résultats avec ce type de leurre.

En observant des écrevisses sur les berges, on constate qu’elles sont la plupart du temps entrain de fouiller et de se déplacer au fond pour chercher leur nourriture. C’est donc un leurre approprié pour chercher les poissons tapis sur le fond.

Une écrevisse entrain de casser la crôute sur le fond

Quand une écrevisse est attaquée, elle se propulse avec sa queue pour bondir en arrière et fuir rapidement, mais elle n’est pas très endurante, ces quelques sauts lui servent à aller se cacher plus loin.

J’ai ce schéma en tête, quand je pêche avec une écrevisse, je pêche très lentement, en grattant le fond, je marque quelques poses, je fais avancer ma craw avec de légers coups de scion canne haute ou très lentement au moulinet. De temps en temps je mets un coup de scion plus sec ou quelques tours de moulinet pour décoller mon leurre du fond comme une écrevisse en fuite.

La plupart du temps les touches arrivent à la descente du leurre ! Il arrive aussi que le poisson ramasse l’imitation sur le fond. C’est une technique efficace quand il s’agit de pêche à gratter et pour se démarquer sur les secteurs où la pression de pêche est importante !

Une petite zébrée débusquée d'un herbier

Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...