Biologie et comportement
La pastenague commune (Dasyatis pastinaca) a un disque losangique d'environ 1 m de large en moyenne, pour 10–20 kg, certains individus pouvant dépasser 2 m de long. Le dos est gris à brun-beige, le ventre plus clair, avec des yeux situés très haut et de larges spiracles derrière ceux‑ci.
C'est un prédateur carnivore qui se nourrit de crustacés (crabes, crevettes), de vers et de petits poissons plats, qu'elle débusque en fouillant le sédiment. Espèce plutôt nocturne, elle s'active surtout la nuit pour se nourrir.
Dangerosité et dard
La pastenague possède une longue queue armée d'un ou plusieurs aiguillons dentelés, reliés à des glandes venimeuses, capables d'infliger des blessures très douloureuses, parfois graves. Quand elle se sent menacée (contact, coup de pied, capture), elle redresse l'aiguillon et fouette avec la queue vers l'intrus.
Cette dangerosité, combinée à un intérêt culinaire limité, explique qu'elle soit peu recherchée en pêche de loisir, même si certains pêcheurs la ciblent pour le combat ou la taille « trophée ».

Techniques et postes de pêche
En pêche de loisir, la pastenague se prend surtout au surfcasting ou au poser depuis le bord, sur plages sableuses, baies ou estuaires, ainsi qu'en bateau sur fonds meubles. Les appâts les plus utilisés sont des vifs ou des morceaux de poissons gras (sardine, maquereau, hareng), des céphalopodes (calamar, encornet) et des crustacés.
Le matériel doit être puissant (canne forte, nylon ou tresse robustes, bas de ligne résistant) pour décoller du fond un poisson souvent lourd et combatif qui s'arc-boute sur le sable. Des montages simples au plomb coulissant ou à empiles courtes, avec hameçons solides, sont généralement utilisés.

Précautions de manipulation
La règle principale est de ne jamais approcher mains, jambes ou visage de la queue : on bloque la raie au sol, on la retourne si besoin avec un outil, et on coupe la ligne si l'hameçon est mal positionné afin d'éviter tout accident. Beaucoup de pêcheurs choisissent de relâcher la pastenague directement sans la hisser sur la berge ou le bateau, pour limiter le stress et le risque.
En cas de piqûre, il est recommandé de rincer, d'immerger rapidement la zone atteinte dans de l'eau chaude (le venin est thermolabile) et de consulter en urgence, la gravité pouvant varier selon la profondeur de la plaie et la localisation.

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