Je ne pêche pas… je m'entraîne, une compilation de belles histoires de pêche

© Julien Lecouple

« En tout pêcheur sommeille un aventurier. Son rêve ? Sortir des courants battus, voler vers les rivières du premier jour, celles qui grouillent de poissons et n'ont jamais vu un homme. » Voilà ce que propose Éric Joly au lecteur à travers une dizaine de récits de pêche.

Si d'ordinaire c'est plutôt l'hiver qui nous contraint à rester enfermés chez nous, au chaud, nous permettant par la même occasion d'avoir un peu plus de temps pour nous consacrer à la lecture, cette période de confinement forcé peut être une occasion avant l'heure de s'évader dans les livres… de pêche !

Il y a une différence entre être sérieux et se prendre au sérieux.

Il est une devise que l'on associerait volontiers à l'auteur après avoir achevé la lecture de ce livre. Effectivement, Éric Joly n'appartient pas à cette catégorie de pêcheurs qui ne retirent de plaisir ou de fierté que dans la prise de poissons records. Il en est l'antithèse, même si l'on ne doute pas un instant que de prises exceptionnelles, il doit avoir mille histoires à raconter. Au détour de ses écrits, il sera toujours question de poissons, mais rarement de poissons-trophées, l'auteur préférant s'intéresser à ce qui fait la pêche au-delà de l'objectif de tout pêcheur : prendre du poisson. Il préfèrera nous conter en détail ses déboires, nous emporter en quelques lignes dans une atmosphère, nous décrire en quelques mots une image gravée à jamais dans sa mémoire. On prend un plaisir particulier à parcourir les lignes décrivant la progression laborieuse d'une rivière française en pleine sécheresse ou bien le tumulte vrombissant des grandes rivières à saumons de Finlande, par exemple.

L'auteur nous livre ici sa vision de la pêche avec humour et humilité, nous emmenant tour à tour pêcher la morue à Terre-Neuve, le black-bass en Espagne, le brochet en France, le silure de nuit depuis les quais de Seine à Paris, la truite en Irlande ou encore le King Salmon sur l'île Kodiak en Alaska.

Il est également un œil qui tantôt constate, tantôt critique. Un œil critique dont on ne partage d'ailleurs pas forcément toujours la vision, mais qui toujours interroge. Il fera notamment référence à la gestion stricte des stocks de saumons en Alaska en même temps qu'à la raréfaction des saumons de l'Allier.

Mais plus qu'une ode aux habitants de l'onde, dont il est question à chacune des pages de ce livre, c'est bien une déclaration d'amour à la nature toute entière que l'auteur nous livre ici.

Éric Joly nous emmène au bord de l'eau avec lui, ses chiens et ses amis.

Je ne pêche pas... je m'entraîne - Éric Joly

  • Éditions La Vie du Rail
  • 14 x 1,5 x 22 cm
  • 240 pages
  • 20,00 €

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