Interview / Alexis Chatelain de Flashmer nous présente les nouveaux leurres 2020

A l'occasion du salon de la pêche en mer qui se tenait à Nantes du 14 au 16 février 2020, nous avons rencontré Alexis, l'homme qui représente aujourd'hui Flashmer aux yeux des pêcheurs français.

Bonjour Aléxis, j'ai le sentiment que Flashmer a pris un grand virage depuis 3 ans, que son image n'est plus du tout la même ! Quel est ton avis ?

Alexis : Oui l'image a bien changé, maintenant on est une team, ce qui a permis d'organiser notre présence sur les salons. Hier nous étions 24 sur le stand et nous nous sommes dotés d'un stand moderne et grand nous permettant de présenter toute notre gamme de leurres freshwater et saltwater. Nous avons aujourd'hui 72 m2, mais nous étions aussi présents à Clermont, il y a 3 semaines, sur un stand encore plus grand. On investit actuellement beaucoup dans l'eau douce, car nous avons des marques mondialement connues comme Bass Assassin, Lunker City, Booyah ou encore Yum qui sont extrêmement implantées au niveau de l'eau douce.

Ça faisait combien de temps que Flashmer n'était pas présent sur les salons ?

Alexis : Clermont était notre premier salon et Nantes notre second, et la société à 49 ans… Donc on fêtera les 50 ans de la société l'année prochaine et ce sont les premiers salons depuis sa création. On est enfin là, enfin présent. Flashmer s'est installé !

Flashmer s'investit davantage dans les pêches modernes, pêches aux leurres, avec de nombreux produits issus du marché américain. Quelle est votre stratégie de développement ?

Alexis : On va faire énormément de créations. On a plusieurs personnes qui travaillent sur le développement pour nous. Ils travaillent sur des leurres qui correspondent à de nouveaux concepts et l'on a pour ambition de produire de vraies nouveautés, avec les nouvelles technologies disponibles qui nous facilitent le travail, comme les imprimantes 3D par exemple.

Donc l'ambition de Flashmer c'est de ne plus être simplement un distributeur, mais aussi un innovateur et un concepteur de leurres ?

Alexis : On a toujours été concepteur ! Le 1er jig au monde était la cuillère Flashmer, le 1er LS mer qui était le Mégashad et au niveau des leurres de surface on a le Superspook qui est une référence et un des tout premiers. On a toujours eu des leurres innovants et la pointe et ces 3 leurres par exemple sont devenus en quelque sorte des légendes. Et dernièrement avec le gros buzz du tenya qui a permis de développer cette technique en Atlantique.

Dans les nouveautés, y a-t-il y a un leurre qui te parle particulièrement et dans lequel tu crois plus que les autres ?

Alexis : On a sorti une grosse taille du Pencil de Yozuri, qui a une bouche concave qui émet des petites bulles et fait des petits pops et qui utilise la technologie Prism pour le revêtement et renvoie ainsi de vrais reflets lumineux. La sonorité, qui à ma connaissance est la plus grave du marché, est deux fois plus forte que le célèbre Superspook par exemple. Il mesure 12,5 cm pour 27 g alors que son petit frère mesure 10 cm.

Le petit frère, justement, a déjà fait bien pas mal d'émules et de résultats l'année dernière si je ne me trompe pas ?

Alexis : Effectivement en compétition, mais aussi en pêche de loisir ! J'ai d'ailleurs en tête un souvenir mémorable d'un doublé de bars de plus de 80 cm en 3 lancers… C'est vraiment une valeur sûre et ça fait partie de mes leurres préférés !

Par ailleurs, on est encore monté sur la pêche en eau douce, où on a déjà une centaine de références. On vient de développer un nouveau chatterbait qui fonctionne aussi bien en Freshwater qu'en Saltwater et qui a été conçu pour ces deux milieux. Il existe dans des coloris variés qui correspondent à la mer et l'eau douce et est fabriqué avec des hameçons qui résistent à la corrosion. Avec un petit lançon ou un Finness en trailer, ça marche super bien sur le bar. Peu de personnes utilisent aujourd'hui ce type de leurre en mer, mais ça fait un carton !

Je vois un autre leurre très innovant et particulier chez Flashmer, le knuckle bait. Peux-tu nous en parler ?

Alexis : Il s'agit d'un Spinner qui, au lieu d'avoir des palettes qui envoient des éclats lumineux, possède une boule bruiteuse. Il existe en 3 tailles, 7, 14 et 18 g et selon la taille, la sonorité est différente. Donc le 7 g est plutôt aigu et le 18 g très grave. Cela permet de présenter des signaux différents aux poissons et de les faire réagir.

Dans l'image des visiteurs, Alexis c'est Flashmer et Flashmer c'est Alexis… Quel est donc ton rôle exact au sein de la société ?

Alexis : Je m'occupe de la communication, de la team et également de la sélection et de la création des nouveaux produits .

Quels sont ton parcours de pêcheur et ton parcours professionnel qui t'ont amené là ?

Alexis : Niveau pêche, j'ai débuté vers 5-7 ans avec mon père qui était un passionné. Je suis issu d'une famille où l'on a toujours pêché, c'était donc une suite logique. J'ai d'abord beaucoup pêché en eau douce puis je suis passé à la mer il y a une quinzaine d'années.

Flashmer m'a demandé de tester pour eux des leurres il y a 5-7 ans d'abord sur l'eau douce, puis de fil en aiguille, je suis monté au sein de la société pour tenir le rôle que j'ai actuellement.

Astu aujourd'hui l'impression de détenir une forme de paternité de la pêche de la dorade au tenya ?

Alexis : Non ! C'est un statut qui est beaucoup trop fort et c'est surtout un travail d'équipe ! On était nombreux à découvrir cette technique et les animations qu'elle nécessite.

Mais ça reste une grande nouveauté dans la traque de ce poisson ?

Alexis : Oui. Personne de pêchait au tenya il y a 3 ans en Atlantique. C'était une technique très développée en Méditerranée, mais en Atlantique c'était vraiment marginal.

Les animations sont vraiment très différentes en Atlantique et en Méditerranée. Il faut savoir que le développement du tenya s'est fait au japon où il y a 50 cm de marnage, donc semblable à la Méditerranée. Donc il a fallu s'adapter avec le courant ! En Méditerranée, il faut que le tenya survole le fond à 1 ou 2 m au-dessus de lui, alors qu'en Atlantique, les poissons sont collés au substrat et il faut donc conserver un contact permanent avec lui. Comme une pêche à gratter !

Donc j'imagine que cela nécessite un matériel adapté ?

Alexis : Pour moi, il faut une canne tactile, donc haut module et une pointe légèrement souple. Si celle si est trop souple, on va perdre en ressenti avec les contacts sur le fond.

Dans cette logique, Flashmer va-t-il développer aussi des cannes ?

Alexis : Non. C'est un autre métier avec un SAV. Ce n'est pas d'actualité chez Flashmer. On préfère rester sur ce qu'on sait faire, à savoir les leurres !

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