Tout savoir sur le sandre

Sandre pris au leurre souple à l'ombre d'un pont © Gauthier Martin

Originaire d’Europe centrale, le sandre a été introduit en France au 20e siècle. C’est un poisson carnassier mythique, très recherché pour le côté technique de sa pêche qui requiert une certaine expérience !

Morphologie du sandre

Son nom latin (sander lucioperca) résume bien sa morphologie est à mi-chemin entre le brochet (lucio) et la perche (perca). Il est reconnaissable à sa robe grise et verte zébrée de petites rayures noires sur les flancs. Comme les perches le sandre possède une nageoire dorsale constituée d’épine. Il possède aussi une cuirasse renforcée par de grosses écailles. Ses nageoires pectorales imposantes lui offrent une grande agilité, grâce à ses dernières, il est capable de nager en arrière ou de se déplacer à 360° sur lui-même.

Ce prédateur accompli est grégaire, il chasse en meute comme le font les loups. L’atout majeur du sandre se cache dans son cornet rétinien, il est capable de chasser à vue dans de mauvaises conditions de visibilité. C’est un poisson benthique qui aime se reposer près du fond durant la journée. Le sandre est lucifuge, il préfère les zones profondes et sombres ou les eaux troubles où son excellente vue lui donne l’avantage pour chasser.

sandres camouflés à l'ombre d'un arbre immergé

L’arrivée du sandre en France

Le sandre est surtout connu pour la qualité de chair très fine, c’est un poisson que l’on élevait pour cette raison. Il fut introduit en France au milieu du 20e siècle par des sociétés de pêche et des particuliers. Au début le vampire d’eau douce avait mauvaise réputation, avec ces 4 canines proéminentes, son arrivée n’était pas du goût de tous. Mais au fil du temps, ce superbe carnassier a su se faire une place de premier choix dans l’esprit des pêcheurs.

C’est un poisson qui se développe bien dans les fleuves canalisés. Le seul problème est que l’espèce n’a souvent pas fini de se reproduire à l’ouverture de la pêche au carnassier en mai. Certains pêcheurs peu scrupuleux n’hésitent pas à s’en donner à cœur joie sur les frayères pour mettre du sandre dans le congélateur ! La maille nationale est de 50 cm minimum pour le sandre.

Un poisson qui se mérite

A l’inverse du brochet et de la perche que l’on rencontre rapidement quand on débute la pêche au carnassier, le sandre lui se fait souvent bien plus discret. J’ai eu le temps de prendre un paquet de brochet et de perche avant de sortir enfin mon premier sandre ! Sa pêche est beaucoup plus technique, il faut savoir user d’observation, de patience et d’abnégation, parfois il faut quadriller le même poste pendant plusieurs heures en restant concentré pour ne pas rater la touche !

Sandre pris au leurre souple en fin de journée

Le sandre est très subtil dans sa façon de prendre le leurre ou l’appât, s’il sent quelque chose d’étrange et que ce n’est pas à son goût, il recrache immédiatement le montage. La touche est très caractéristique, une petite décharge dans la ligne ou parfois une lourdeur lorsque l’on gratte le fond, il faut réagir et ferrer rapidement au moindre doute.

Technique de pêche

Le sandre peut se pêcher comme le brochet en lancer ramener dans les herbiers, mais c’est plutôt rare. En général il faut aller le chercher sur des postes bien ciblés, on doit privilégier les zones ombragées. Le lucioperca apprécie les amortis de courant, les remous, les cassures, les obstacles immergés et tout autre relief qui brise la monotonie du fond. Il est possible de faire de belle sortie quand une crue trouble les eaux.

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