Mulets
Les mulets se retrouvent le plus souvent entre la surface ou à mi‑eau, dans les remous des coques ou dans les piles de quai.
Amorçage optimal
L'amorçage de base est le pain (baguette ou pain dense), émietté et légèrement humidifié, formé en boules qui se délitent en dérivant.
En courant fort, tasser un peu plus les boules, éventuellement ajouter un peu de chapelure ou de sable pour qu'elles coulent lentement au lieu de partir en nappe.
Penser à ne pas saturer une micro‑zone : quelques boules / tranches suffisent, les mulets se déplacent vite et peuvent fuir un rappel trop fréquent et bruyant.
Appâts
Le pain Chaillou ou pain dense sur un petit hameçon, est très apprécié et il tient bien à l'hameçon.
On peut aussi utiliser des variantes comme : pâte à base de farine + jaune d'œuf + fromage (parmesan, vache qui rit, gruyère mixé) + huile de sardine/thon.
En ports méditerranéens, le pain en croûte pour la surface et la mie pour pêcher un peu sous la couche d'eau sont très efficaces.

Dorades, sars, bogues, oblades
Les poissons de fond ou proche du fond, tels que les différents sparidés, fouillent généralement les cailloux et on les retrouve à proximité des structures portuaires.
Pour obtenir un amorçage optimal, il est préférable de procéder à un amorçage de fond rapide. Pour cela, on emploie des boules lourdes qui coulent vite et qui permettent de tenir une zone réduite malgré le courant. Une technique d'amorçage tout particulièrement adaptée aux sparidés.
Amorçage optimal
L'amorce utilisée se compose principalement de chapelure de pain, de farine de poisson, de morceaux de moules ou autres coquillages présents sur le lieu de pêche. On peut aussi utiliser des sardines écrasées mélangées à des farines.
Il est important de bien tasser les boules d'amorce pour qu'elles ne se désagrègent pas avant d'atteindre le fond, surtout quand ça brasse.
Appâts
Le crabe vivant pour la dorade royale et le loup, est un appât très utilisé en port "entre deux bateaux" ou le long des digues.
Les moules entières fissurées, des morceaux de coquillages ou de crevettes, peuvent aussi être de bons appâts lorsqu'ils sont déjà présents sur le fond du port.
Les sars en particulier, répondent aussi très bien aux amorces à base de sardine ou "strouille" qui diffuse une forte odeur dans le courant.

Loup / bar en port
Le bar ou loup est un prédateur qui tourne souvent autour des bancs de petits poissons et des zones d'amorce (mulets, sparidés) dans les passes et les coins avec courant.
Amorçage optimal
L'utilisation de strouille à la sardine attire efficacement ce prédateur. Les sardines seront écrasées dans un sac ou une toile de jute, laissé dans le courant pour créer un "fil" d'odeur.
Cette strouille attire le bar ou loup, mais aussi le mulet et le sar, et probablement d'autres poissons qui remontent la coulée odorante.
On peut également compléter par des boules d'amorce sardine + farines lancées à la main depuis la digue ou le quai.
Appâts
Le crabe vivant en ligne morte, est très utilisé pour la dorade et le loup en port (entre les bateaux, le long des digues écumantes).
Des morceaux de sardine, de maquereau ou de petits vifs peuvent être placés dans la veine de courant issue de la strouille.

Saupes, bogues, oblades
Ce sont des poissons souvent en bancs, plutôt entre deux eaux ou proches de la surface, qui suivent les particules de pain et d'amorce en dérive.
Amorçage optimal
Un amorçage de surface ou à mi‑eau au pain donne de bons résultats. Il faut s'appliquer à lancer régulièrement des morceaux de pain ou des petites boules peu tassées dans le courant.
Par courant fort, viser la veine de courant qui longe les coques et les quais, pour que les particules passent là où vous présentez votre flotteur ou votre appât.
Appâts
Le pain (croûte pour la surface, mie pour l'entre deux eaux) demeure l'appât à privilégier. De petits morceaux de crevette ou de moule peuvent aussi être utilisés.

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