Analysez et identifiez les espèces sur des captures d'écran de sondeur

Seriez-vous capable d’analyser des captures d’écran de sondeur ?
Seriez-vous capable d’analyser des captures d’écran de sondeur ? © Benjamin Le Provost

Article ludique dont le but est d'analyser les captures d'écran du sondeur ci-dessous et, si possible, d'identifier l'espèce présente.

L'électronique embarquée est devenue quasi omniprésente à bord des embarcations de plaisance. Les constructeurs ne cessent d'innover et de développer de nouvelles technologies, repoussant toujours plus les capacités de détection.

À travers cet article, sous forme de quiz, tentez d'analyser les captures ci-dessous. Pour chacune des capture, analysez ce que vous voyez à l'ecran en tenant compte des indices que je vais vous donner ( saisonnalité, localisation, etc...). Partant de cela, vous pourrez identifier le type de poisson qui se cache derrière ces captures d'écran. La réponse sera donnée en fin d'article.

Le matériel utilisé

Toutes ces captures sont issues de sondeurs Lowrance HDS Pro ou HDS Carbon. Il s'agit des séries les plus haut de gamme de la marque.

La sonde associée est, dans tous les cas, identique selon les configurations utilisées : soit une Airmar B75H, particulièrement appréciée pour la qualité de lecture en 2D haute fréquence, soit une sonde Lowrance Active Imaging 3-en-1, permettant d'exploiter les fonctions SideScan et DownScan en plus de la vue sondeur classique.

Capture 1

Cette détection a été identifiée durant le mois d'août, au large des côtes du nord de la Bretagne, à plus de 20 milles nautiques de la côte.
Cette détection a été identifiée durant le mois d'août, au large des côtes du nord de la Bretagne, à plus de 20 milles nautiques de la côte.

Capture 2

Une détection réalisée au large du Cotentin, à un moment de la marée où le courant était très faible, proche de l'étale. Cette capture a été effectuée au mois de juin.
Une détection réalisée au large du Cotentin, à un moment de la marée où le courant était très faible, proche de l'étale. Cette capture a été effectuée au mois de juin.

Capture 3

Zone de roche et d'algues dans le nord Cotentin, au mois de juin. Pêche au Master Shad à la volée.
Zone de roche et d'algues dans le nord Cotentin, au mois de juin. Pêche au Master Shad à la volée.

Capture 4

Dans la continuité de la capture précédente, sur la même zone mais quelques instants plus tard. Il y avait une chasse d'oiseaux de grande ampleur sur la zone.  Capture 6
Dans la continuité de la capture précédente, sur la même zone, mais quelques instants plus tard. Il y avait une chasse d'oiseaux de grande ampleur sur la zone.

Capture 5

C'est en naviguant que j'ai pu identifier cette capture, en fin de saison dernière. Sur cette zone, le courant est relativement fort, avec une vitesse supérieure à 3 nœuds
C'est en naviguant que j'ai pu identifier cette capture, en fin de saison dernière. Sur cette zone, le courant est relativement fort, avec une vitesse supérieure à 3 nœuds.

Capture 6

Celle-ci a été réalisée en pleine saison estivale dans le nord Cotentin. sur une zone.
Celle-ci a été réalisée en pleine saison estivale dans le nord Cotentin.

Réponse et analyse des captures 

Capture 1 :

Il s'agit de thon rouge, avec un banc de très forte densité, le genre de banc capable de provoquer des chasses intenses. La saison, ainsi que la zone de pêche, sont deux indices précieux. Ici, les thons sont très compacts, à quelques mètres sous la surface.

Une fois que les thons décident de percer la surface, la chasse est impressionnante.
Une fois que les thons décident de percer la surface, la chasse est impressionnante.

Capture 2 :

Sur la capture, on peut constater la présence d'une remontée sur le fond. Il s'agit d'une épave du nord Cotentin. Sur ces zones, elles sont souvent profondes. À l'étale, les lieus jaunes en sortent pour se nourrir. C'est à ce moment-là que leur pêche est la plus efficace.

Sur les épaves profondes se cachent de gros lieus jaunes.
Sur les épaves profondes se cachent de gros lieus jaunes.

Une détection sur une tête de roche, dans une zone à fort courant, laisse penser à du bar dans un premier temps. Cependant, la taille des échos est trop petite pour correspondre à du bar. Il s'agit en réalité d'un banc de chinchards.

Capture 6:

Sur un banc de sable comme celui-ci, avec une dérive assez faible, il aurait pu s'agir de bars. Mais les échos ne sont pas assez éparpillés pour indiquer du bar en chasse.

Voilà qui se cache sous la surface !
Voilà qui se cache sous la surface !

Il s'agit en réalité d'un banc de petits lieus jaunes qui profitent de l'étale de marée pour monter dans la couche d'eau et chasser.

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