L'électronique embarquée est devenue quasi omniprésente à bord des embarcations de plaisance. Les constructeurs ne cessent d'innover et de développer de nouvelles technologies, repoussant toujours plus les capacités de détection.
À travers cet article, sous forme de quiz, tentez d'analyser les captures ci-dessous. Pour chacune des capture, analysez ce que vous voyez à l'ecran en tenant compte des indices que je vais vous donner ( saisonnalité, localisation, etc...). Partant de cela, vous pourrez identifier le type de poisson qui se cache derrière ces captures d'écran. La réponse sera donnée en fin d'article.
Toutes ces captures sont issues de sondeurs Lowrance HDS Pro ou HDS Carbon. Il s'agit des séries les plus haut de gamme de la marque.
La sonde associée est, dans tous les cas, identique selon les configurations utilisées : soit une Airmar B75H, particulièrement appréciée pour la qualité de lecture en 2D haute fréquence, soit une sonde Lowrance Active Imaging 3-en-1, permettant d'exploiter les fonctions SideScan et DownScan en plus de la vue sondeur classique.
Capture 1
Cette détection a été identifiée durant le mois d'août, au large des côtes du nord de la Bretagne, à plus de 20 milles nautiques de la côte.
Capture 2
Une détection réalisée au large du Cotentin, à un moment de la marée où le courant était très faible, proche de l'étale. Cette capture a été effectuée au mois de juin.
Capture 3
Zone de roche et d'algues dans le nord Cotentin, au mois de juin. Pêche au Master Shad à la volée.
Capture 4
Dans la continuité de la capture précédente, sur la même zone, mais quelques instants plus tard. Il y avait une chasse d'oiseaux de grande ampleur sur la zone.
Capture 5
C'est en naviguant que j'ai pu identifier cette capture, en fin de saison dernière. Sur cette zone, le courant est relativement fort, avec une vitesse supérieure à 3 nœuds.
Capture 6
Celle-ci a été réalisée en pleine saison estivale dans le nord Cotentin.
Réponse et analyse des captures
Capture 1 :
Il s'agit de thon rouge, avec un banc de très forte densité, le genre de banc capable de provoquer des chasses intenses. La saison, ainsi que la zone de pêche, sont deux indices précieux. Ici, les thons sont très compacts, à quelques mètres sous la surface.
Une fois que les thons décident de percer la surface, la chasse est impressionnante.
Capture 2 :
Sur la capture, on peut constater la présence d'une remontée sur le fond. Il s'agit d'une épave du nord Cotentin. Sur ces zones, elles sont souvent profondes. À l'étale, les lieus jaunes en sortent pour se nourrir. C'est à ce moment-là que leur pêche est la plus efficace.
Sur les épaves profondes se cachent de gros lieus jaunes.
Capture 3 :
Peu de courant, peu de profondeur et des échos partout dans la couche d'eau. Pas de doute sur cette zone : il s'agit de bars en chasse. Ils sont très proches de la surface, ce qui rend leur pêche possible avec des leurres de surface.
Lorsque les poissons sont aussi proches de la surface, j'effectue la pêche au leurre de surface.
Capture 4 :
Cette capture a été réalisée peu de temps avant la précédente. Il s'agit de poissons fourrages très compacts, proches de la surface, d'où la chasse d'oiseaux visible de loin qui m'a attiré sur la zone. Quelques bars sont également visibles sous la détection de poissons fourrages, assez proches du fond.
Capture 5 :
Une détection sur une tête de roche, dans une zone à fort courant, laisse penser à du bar dans un premier temps. Cependant, la taille des échos est trop petite pour correspondre à du bar. Il s'agit en réalité d'un banc de chinchards.
Capture 6:
Sur un banc de sable comme celui-ci, avec une dérive assez faible, il aurait pu s'agir de bars. Mais les échos ne sont pas assez éparpillés pour indiquer du bar en chasse.
Voilà qui se cache sous la surface !
Il s'agit en réalité d'un banc de petits lieus jaunes qui profitent de l'étale de marée pour monter dans la couche d'eau et chasser.