Quota maquereau : 17 députés interpellent la ministre

Quota de 5 maquereaux pour la pêche de loisir : 17 députés se positionnent contre © Guillaume Fourrier

La limitation à 5 maquereaux par jour pour les pêcheurs de loisir continue de susciter des réactions politiques. Un groupe de 17 députés issus de différents littoraux français ont adressé un courrier à la ministre.

La limitation à cinq maquereaux par jour pour les pêcheurs de loisir continue de susciter des réactions politiques. Dix-sept députés issus de différents littoraux français ont adressé un courrier à la ministre déléguée chargée de la mer et de la pêche, Catherine Chabaud, pour lui faire part de leurs inquiétudes face à cette nouvelle réglementation.

Une décision jugée trop rapide

Dans leur lettre datée du 23 février, les parlementaires expliquent être « interpellés par de nombreux pêcheurs » concernant la mise en place rapide de quotas pour la pêche de loisir du maquereau. Ils reconnaissent la situation délicate du stock et les tensions internationales autour de la ressource, mais s'interrogent sur la méthode employée.

Le maquereau est le premier poisson recherché par les débutants
Le maquereau est le premier poisson recherché par les débutants

Selon eux, les pêcheurs professionnels sont habitués aux variations de quotas, alors que les pêcheurs amateurs découvrent soudainement une réglementation plus stricte. Les élus estiment que la succession rapide d'annonces et de contraintes peut être difficile à comprendre pour le grand public.

La règle des 5 poissons contestée

Les députés critiquent particulièrement la limitation uniforme fixée « par jour et par personne ». À leurs yeux, ce modèle n'est pas forcément le plus pertinent. Les pratiques de pêche de loisir varient fortement selon les régions et les usagers. Certains pratiquent très occasionnellement tandis que d'autres sortent plus régulièrement.

Ils suggèrent donc d'étudier des alternatives, comme la mise en place d'un quota annuel ou semestriel, qui tiendrait mieux compte de la diversité des pratiques.

Un risque de rejet par les pêcheurs

Les signataires insistent également sur l'importance de la pédagogie dans la gestion des ressources marines. Pour de nombreux pêcheurs de loisir, cette nouvelle réglementation est perçue comme une restriction supplémentaire à leurs « petites libertés » liées à la pratique de la mer.

Les élus estiment que l'acceptation de telles mesures passe par une meilleure concertation et par le partage de données statistiques claires sur les prélèvements réels. Sans ces éléments, préviennent-ils, la mesure risque d'être mal comprise par les millions de pratiquants concernés.

Le courrier des 17 députés à la ministre
Le courrier des 17 députés à la ministre

Un ancien ministre de la pêche parmi les signataires

Parmi les 17 députés figure Stéphane Travert, ancien ministre en charge de la pêche. Ce dernier connait bien les rouages des quotas et a un contact privilégié avec les décideurs.

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