Fermeture des carnassiers : comment continuer à pêcher et quoi ?

Pêcher durant la fermeture © Laurent Duclos

Pendant la fermeture des carnassiers, il est possible de continuer à pêcher en ciblant d'autres espèces et en adaptant tes techniques pour rester dans la légalité et limiter l'impact sur la reproduction des brochets, sandres et black-bass.

Vérifier la réglementation locale

Avant tout, il faut lire attentivement le règlement de son département (et des plans d'eau que l'on fréquente), car les dates, les techniques et les appâts autorisés varient selon les fédérations. En général, sont interdits durant la fermeture : les leurres durs et souples, les poissons nageurs, les vifs et les poissons morts destinés aux carnassiers, mais certaines fédérations autorisent des appâts artificiels « non carnassiers » (imitations d'insectes, larves, worms sans caudale, etc.).

Les espèces à viser

Plusieurs poissons restent pêchables pendant la fermeture des carnassiers, à condition de respecter les tailles légales et les quotas :

  • Poissons blancs : gardons, brèmes, rotengles, carassins, tanches, ides.
  • Carpes : pêche possible dans la plupart des cas, parfois avec des limitations de nuit.
  • Certains cyprinidés de sport : chevesne, hotu, barbeau (souvent très amusants en méthode « light »).

La perche n'a pas partout de période de fermeture, mais la pêche aux techniques typiquement « carnassiers » peut être restreinte ou interdite, donc là encore, tout dépend du règlement local.

Le black-bass peut parfois être encore pêché.
Le black-bass peut parfois être encore pêché.

Les techniques douces en eau libre

Pour continuer à se faire plaisir en eau publique, on peut toujours :

Pêcher au coup classique (canne fixe, wagglers, bolognaise) sur les gardons et les brèmes. Parfait pour travailler la précision, l'amorçage et la lecture de poste.

Pêcher la carpe au feeder ou à la grande canne. Excellent pour le combat et la maîtrise du frein.

Explorer la pêche « fine » du chevesne, rotengle ou mulet avec de petits montages, grains de maïs, pains, asticots ou vers. Très formateur pour la discrétion et la présentation.​

Leurre « alternatif » et pêches spéciales

Dans certains départements, on a le droit d'utiliser des micro-leurres ou imitations d'insectes qui ne sont pas considérés comme destinés aux carnassiers (petits nymphes, imitations de vers sans caudale, etc.), toujours à vérifier au cas par cas. On peut aussi s'amuser sur des espèces comme le rotengle ou le mulet avec de petites cuillères ou des leurres de surface légers, lorsqu'ils sont autorisés, ce qui donne des combats très fun sur du matériel light.

Réservoirs, plans d'eau privés et voyages

Pour garder les sensations d'une pêche sportive pendant la fermeture, plusieurs solutions existent :

Louer un étang privé ou prendre une carte sur un domaine privé permet parfois de continuer à pêcher les carnassiers quand le règlement interne le permet (à confirmer à chaque site).

Les réservoirs truite (souvent gérés en « no-kill » à la mouche ou au leurre spécifique) sont une excellente façon de travailler ferrage, combat et gestion de la ligne pendant une bonne partie de l'année.

Certains départements autorisent la pêche du carnassier toute l'année avec remise à l'eau obligatoire en période de reproduction, ce qui peut justifier un petit déplacement si on désire absolument rester sur le brochet ou le sandre.

Faire un voyage de pêche.
Faire un voyage de pêche.

Profiter de la pause pour progresser

Cette période est aussi idéale pour :

  • Entretenir et réparer le matériel (moulinets, anneaux, hameçons, bas de ligne).
  • Revoir ses spots, observer frayères et zones de tenue, préparer la réouverture.
  • Travailler la technique : lancer précis avec des montages feeder ou au coup, gestion de la dérive en rivière, lecture des veines d'eau.

Ce travail rend souvent la reprise des carnassiers beaucoup plus efficace la saison suivante.

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