Souvenir de pêche / Souvenir d'une sortie de pêche sur épave en Normandie

Pêche d'un bar sur épave. © Benjamin Le Provost

Souvenir d'une sortie de pêche sur épave au large de Cherbourg avec les copains lors de l'été 2019.

Les eaux de la Manche et en particulier celles qui bordent les côtes normandes regorgent d'épaves, triste conséquence du second conflit mondial.

Ces amas de tôle et de ferraille sont autant de refuges pour les poissons. Cette pêche est simple à mettre en œuvre. Ce qui est compliqué c'est la prospection. Toutes les épaves ne se valent pas, certaines sont mal exposées au courant, d'autres sont complètement disloquées.

Depuis une petite dizaine d'années, j'ai énormément prospecté la zone de Cherbourg, en m'éloignant toujours plus pour aujourd'hui pêcher essentiellement entre 12 et 20 nautiques de la côte. Cette prospection m'a permis de répertorier une petite dizaine d'épaves fructueuses, que je pêche surtout lorsque je souhaite faire découvrir ou initier du monde à cette technique.

C'était justement le cas lors de cette sortie de 2019 en compagnie de François, habitué du bord, mais également pour Matisse, son petit frère, pour qui cette technique était une première.

Cap est mis sur une épave située à une quinzaine de milles du port de Cherbourg, qui, en cette période, nous apporte de bons résultats.

Dans 2 précédents articles, je vous expliquais ma façon d'aborder la pêche sur épave ainsi que la technique et le matériel que j'utilise.

Ce jour-là, les conditions étaient parfaites. Un coefficient de 60, une mer belle et pas de vent.

J'ai pour habitude de faire une première dérive à l'extérieur du spot pour estimer la dérive et ensuite me placer en amont de l'épave. Bien souvent, lorsque le courant est encore présent, les poissons sont actifs devant celle-ci.

Le sondeur nous apporta la preuve avec une belle détection de lieu sur l'avant de l'épave.

Les premières prises furent rapides avec un joli lieu jaune pour Matisse qui donna le ton de la sortie.

La technique de l'ascenseur, qui consiste à remonter votre leurre de façon régulière du fond vers la surface, s'avère une fois de plus payante. Les leurres utilisés ce jour-là étaient essentiellement des jigs Hareng de chez Ragot en 100 et 150 grammes pour une profondeur de 50 à 60 m

Les dérives suivantes furent aussi prolifiques que la première avec un joli doublé de lieu jaune pour Matisse et François.

L'étale approchait et à notre grande surprise d'autres espèces se manifestèrent comme des bars de belle taille et de la morue qui étaient encore présentes à cette époque de l'année.

La morue est une prise surprenante au mois de Juillet.

Sur ce genre de secteur, il est impératif d'être raisonnable dans les prélèvements. Malheureusement la quasi-totalité des poissons remontés sont morts. C'est pourquoi nous décidions de placer une dernière dérive avant de rejoindre la côte et de changer de technique pour continuer à s'amuser en no-kill.

Et pour conclure la journée, Matisse mis tout le monde d'accord en démontrant que ce n'est pas parce que l'on est le plus jeune que l'on ne se débrouille pas aussi bien que ses ainés.

Ce type de sortie est idéale pour initier des pêcheurs débutants. La technique de pêche est simple et permet de se mesurer à de jolis spécimens tout en variant les espèces. Concernant le matériel, nous avons essentiellement utilisé des cannes de 2 m à 2,10 m d'une puissance de 20-60 grammes et des moulinets en taille 4000 garnis de tresse en 25 lbs et du 45 centièmes en bas de ligne.

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