Pourquoi le bas de ligne est en fluorocarbone ?

Depuis toujours, les pêcheurs cherchent des solutions pour améliorer leurs sorties de pêche en restant le plus discrets possible. Ceci passe en priorité par la discrétion du bas de ligne. Il y a plusieurs décennies, les premiers à l’adopter furent les moucheurs avec une pointe à profil dégressif, progressif ou égal.

Le nylon, discret mais obsolète pour la pêche aux leurres

Nous ne nous posions pas la question du bas de ligne, lorsque nous pêchions en nylon en direct depuis le moulinet jusqu’au leurre. La glisse est parfaite, la discrétion assurée, mais la retransmission des touches est retardée à cause d’une grande élasticité et les performances de lancés amoindries avec de forts diamètres. Je ne parle pas de l’usure. Malgré ces défauts, il existe encore des pêcheurs adaptent du nylon.

L’arrivée de la tresse

Au début des années 1990, la majeure partie des pêcheurs aux leurres se mirent à utiliser de la tresse en corps de ligne. Des lancés à grande distance redoutables et des sensations inconnues naissaient avec des résonnances incroyables. 

Nous pouvions identifier le fond avec une tête plombée. Savoir si c’était de la vase ou de la roche devenait simple suite au premier contact avec le fond. Les touches étaient ressenties franchement et les ferrages très appuyés.

Mais en quelque temps les résultats commençaient de régresser, de plus en plus de décrochés surtout avec les perches et des coupes de brochets plus régulières…

Le fluorocarbone met tout le monde d’accord

Le fluorocarbone fut présenté pour la première fois au salon d’Osaka en 1972 par la société japonaise Kureha. Les caractéristiques du fluoro le rendait très performant aux yeux de nos leurristes même si ce sont les pêcheurs de carpe qui ont été les précurseurs.

  • Indice de réfraction : 1.4 environ (celui de l'eau étant de 1.33)
  • Pas d’élasticité par rapport au nylon 
  • Résistance à l'abrasion
  • Densité plus élevée que le nylon qui le fait couler plus rapidement

Ce qu’il faut en penser

Le fluoro est bon, même très bon ! Même si mon avis diverge légèrement suivant les marques, car je suis certain que tous les fluoros du commerce ne répondent pas systématiquement aux normes… Je reste un utilisateur régulier.

  • Plus discret que la tresse ? 

Oui, si le fluoro est rose, il est réellement invisible. Rappelons que le rose est une couleur inconnue dans le spectre lumineux, comme le marron d’ailleurs. Mais attention : il reste inférieur au nylon au niveau de la glisse et de la souplesse. Cela change juste un peu lorsque l’on pêche en ultra léger 

  • Résistance aux dents des brochets ? 

Oui à partir de 80/100ème même s’il m’est arrivé de couper quelques fois. Le frottement sur les roches ou coquillages sera cependant moins marqué que sur une tresse ou un nylon.  

Mes recommandations

Pour augmenter les performances, prévoir un bas de ligne d’une bonne longueur de 2 m minimum et voir beaucoup plus en eau claire. 

En fort diamètre pour le brochet, j’utilise un 80/100ème minimum de chez Powerline (env 28 €/20m)

Pour les diamètres inférieurs, j’utilise les marques suivantes par ordre de préférence : 

1) Le Grand Max de chez Seaguar, une vraie référence (30 € les 60m en 37/100ème)

2) Le Yo Zuri  (env 10 € les 27m en 28/100ème)

3) PVDF water Queen env (15 € les 100m en 25/100ème)

Et enfin en direct sans bas de ligne, j’utilise le Fluorohybrid pro Parallélium (env 23 €/300m), surtout en hiver lorsque le gel se met dans les anneaux et que la tresse est déconseillée.

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