Partir d’une mûre pour arriver à un silure, la pêche en toute simplicité - partie 2/2

Silure de rivière pêché au bouchon en float tube © Gauthier Martin

Après m'être bien amusé avec les chevesnes, je décide de changer de mode de pêche pour m'attaquer au plus gros carnassier d'eau douce, le silure !

Saisir l’opportunité

Je décide d’être opportuniste et de garder trois de ces chevesnes pour changer de style de pêche et tenter ma chance au silure !

J’installe le premier chevesne au bouchon, un mètre au-dessus du fond, sur ma canne casting avec le moulinet débrayé pour laisser le vif évoluer librement depuis mon float tube.

Silure au bouchon

La dérive est lente, je pêche au leurre tout en surveillant mon bouchon du coin de l’œil.

Quand tout à coup, alors que je ne regarde pas, j’entends mon bouchon (bouteille d’eau modifiée) claqué à la surface, je me retourne et je ne vois qu’un remous, mais plus de bouchon !

La bobine de mon moulinet commence à se dérouler, plus de doute j’ai un départ. Je m’installe bien dans mon siège et je ferre !

Il s’en suit un long combat avec ce joli silure, pas non plus un monstre, mais de super sensations en float tube.

Vu qu’il me restait encore un peu de distance avant de sortir de l’eau j’ai utilisé mes deux autres chevesnes, qui m’ont tous deux rapporté un silure.

À chaque fois, j’ai eu le droit à des départs violent, pas de demi-mesure, mes gros vifs ont rendu fous les silures. Des poissons en pleine forme qui m’ont offert des combats intenses !

 

Le montage

Ce jour-là j’ai croisé des pêcheurs qui cherchaient le silure un vers et au vif en fireball, mais sans succès.

Pour ne pas me focaliser uniquement sur le silure et avoir les mains libres pour pêcher au leurre j’ai choisi de mettre mon vif sur un montage équipé d’un bouchon. L’objectif, laisser mon vif évoluer le plus naturellement possible près du fond.

Pour les gros vifs, j’utilise le montage fait maison que je vous ai présenté dans un précédent article. Une bouteille de 1,5 litre, avec une plombée d’environ 150 grammes pour empêcher le vif de rester à la surface et enfin des hameçons silures renforcés en 4/0, un simple et un triple.

Petite astuce pour éviter que le vif ne se décroche, quand je pique l’hameçon simple sur son dos, il y a toujours quelques écailles qui partent, je les garde et je les utilise en venant les piquer sur le simple pour maintenir mon vif. Je pique l’hameçon triple sur la partie arrière du vif ou je le laisse libre en dessous.

Une journée sportive

Cette journée s’est soldée par trois silures, une canne cassée et une bonne dose d’effort physique et de sensations fortes ! Avec ça pas besoin d’abonnement à la salle de sport.

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