Les leurres métalliques, apprenez à les reconnaitre

© Fred Brilloux

Les leurres métalliques ont été les pionniers d’une nouvelle approche de la pêche sportive et font partie des valeurs sûres et intemporel

Les cuillers tournantes

Leurres métalliques

La cuiller métallique en France est née à la Manufacture d’Engins de Précision pour la Pêche Sportive (MEPPS). Ce sont les plus utilisées. Elles sont proposées avec des palettes de différentes formes : rondes, ovoïdes, allongées ou en forme de feuille de saule. 

On utilise en principe des palettes ovoïdes pour les cours d'eau rapides et les palettes allongées pour une récupération lente au ras du fond dans les calmes ou les profonds.

Certains modèles comme la Lusox de chez MEPPS ou les cuillers Suissex possèdent un astucieux système de plombée interchangeable faisant office d’avançon. Ce qui est très confortable en action de pêche, car il est facile de modifier le poids de son leurre par le biais de cet artifice pour s’adapter aux conditions rencontrées.

Différentes formes et plusieurs tailles :

  • À palettes courtes et larges avec un creux ou un plat, elles se mettent en action lentement, mais émettent de fortes vibrations. La dimension des cuillers varie selon la nature du poisson à pêcher : de 1 à 10 cm et de 0,5 à 100 g. Certains modèles possèdent deux palettes (Tandem).
  • À palettes larges et de forme plutôt ronde (Carolina), elles s’écartent fortement de l’axe métallique et ont une tendance toute naturelle à papillonner. Leur action les autorise à pêcher les eaux superficielles. Elles opposent une très forte résistance à la récupération et permettent ainsi de pêcher lentement les zones propices.
  • À palettes allongées (comme la Giant Killer), elles sont idéales pour pêcher en profondeur.                  

Des couleurs très variées :

On trouve des teintes unies, des rayures, des stries, des taches… En tournant, les couleurs se fondent et la cuiller diffuse des flashs colorés. 

Les vibrations :

Les vibrations de la cuiller sont fonction du nombre de tours qu’elle effectue par mètre parcouru. Ces vibrations sont de l’ordre de 5 à 9 pour les grandes cuillers, de 10 à 15 pour les cuillers moyennes et de plus de 15 pour les petites. 

Critères de choix :

Ce choix est fonction du poisson, de la couleur de l'eau, de la force du courant, de la profondeur et de la saison. La truite réagit à une cuiller qui tourne rapidement et vibre, tandis que le brochet est plus réceptif aux rotations lentes et planantes.

Deux grandes familles :

  • Les cuillers à plomber sur l'axe, pour les eaux peu profondes, car elles descendent lentement dans la couche d'eau. Idéales dans les eaux calmes.
  • Les modèles à plomber en tête, qui sont les cuillers à brochet. Elles restent actives lors de relâchés et permettent les ralentis et ainsi peigner la couche d'eau en profondeur plus près de l'axe. Idéales dans les eaux courantes.

La cuiller ondulante

Leurres métalliques

La forme légèrement incurvée de la palette lui confère un mouvement sinueux. Afin de lui donner plus de vie, il est nécessaire d'animer la cuiller pendant la récupération ce qui la rend plus difficile à animer que la cuiller tournante.
Elle est particulièrement efficace quand il s'agit de prospecter de larges étendues d’eau. Les particularités mécaniques de ce leurre sont très simples. En métal de forme plus ou moins allongée, animée par le pêcheur durant les phases de récupération et libre pendant les phases de relâché, elle aura une action planante et oscillante qui lui est propre.

Des différences notables de nage sont observées en fonction de leurs formes. Ainsi, un modèle allongé et large planera davantage qu'un modèle court, épais et étroit. Certaines ondulantes mixtes permettent cependant un compromis intéressant.

La fameuse " S " de MEPPS, qui dispose de deux galbes différents (l'un concave, l'autre convexe) et d'un leurre souple faisant office de teaser, est utilisé par de nombreux pêcheurs. L'effet, " feuille morte " réalisé dans la phase de descente est redoutable.

Tous les types de secteurs peuvent être prospectés à la cuiller ondulante.

Les Devons

Leurres métalliques

Autrefois très utilisés, ils ont été délaissés, car ils vrillaient énormément les fils. Pour éviter ce phénomène, on place en bout de ligne un émerillon tournant. Fabriqués en métal ou en caoutchouc, les vibrations qu'ils émettent sont très puissantes. Ce sont des leurres de formes allongées, munis de palettes latérales en forme d'hélice. 

Les leurres a dandiner

Leurres métalliques

Ce sont certainement les plus anciens pour traquer les carnassiers : le poisson d'étain, le guignol, et les cuillers lourdes et denses restent des armes redoutables. Ces techniques sont probablement tombées dans l'oubli avec la chute du cheptel de sandres et l'arrivée du leurre souple.

Leurres métalliques

Les grammages des leurres à dandiner varient en fonction des profondeurs à prospecter. Ces leurres sont peu utilisés du bord pour cause d'accrochages réguliers. On les utilise en bateau en dérive à la verticale ou au ras des branchages ou épaves immergées afin de déclencher les attaques.

Différents leurres : Le poisson d'étain, les jigs, les cuillers lourdes et effilées type snacks (Ragot), le plomb palette, les lames…

Les spinners bait : Spinner (Cuiller) Bait (appât) 

Leurres métalliques

Composé de deux bras en forme de V. 

  • La partie supérieure est munie d'une ou plusieurs palettes de couleurs et de formes différentes, fixées avec des émerillons tournants (roller)
  • La partie inférieure quant à elle supporte un gros hameçon simple avec une plombée fixe en tête sur laquelle vient se fixer une jupe de filaments élastiques colorés.

Il est possible d'ajouter en trailer (remorque), un leurre souple en forme de virgule ou de ver.  Ce qui a pour effet de provoquer les carnassiers avec une combinaison d'effets vibratoires, visuels, olfactifs et sonores.

La détection du leurre est perçue par les éclats lumineux et les vibrations des palettes. 

Eaux claires : flashs lumineux

Eaux troubles : vibration des palettes

Leurres métalliques

Trois sortes de palettes équipent les spinners. 

  • Les "willow leaf" de forme allongée en feuille de saule qui offrent peu de résistance et ont une action rapide à la récupération. Utiles dans les courants et les couches d’eau superficielles (au-dessus des herbiers), elles émettent des éclats lumineux intensifs en eau claire.
  • Les "Indiana" de forme ovale offrent une résistance hydraulique moyenne et confèrent une action intermédiaire donc moins rapide. À récupérer plus lentement que les premières par eau légèrement turbide (teintée)
  • Les "Colorado" presque rondes, forte résistance à la récupération, brassent beaucoup d'eau et sont donc moins rapides. Elles sont efficaces en slow rolling (récupération lente). Elles émettent de fortes vibrations en eau turbide.

Les jupes qui habillent les spinners ont un rôle important dans l'animation. C'est lors de la récupération du leurre qu'il est nécessaire de créer des relâchés afin de donner du volume au spinner en gonflant sa jupe. Des arrêts suivis de courtes tirées ont pour effet d'augmenter l'attractivité du leurre.

Les spinners sont armés d'un hameçon simple, il est possible d'y adjoindre un deuxième hameçon (hameçon chance) évitant un grand nombre de loupés.

Le spinnerbait est considéré par les pêcheurs de carnassiers comme le leurre 4x4 : il passe pratiquement partout sans accrocher et tous les carnassiers répondent à ses vibrations. 

Pour prospecter de grandes surfaces d'eau de la surface au fond, il se révèle l'outil indispensable.

Les buzzbaits (Buzz = Bourdonner) 

Leurre métallique

Dans le même profil que son proche cousin le spinner, le buzzbait possède aussi deux bras, mais la partie supérieure est décalée à angle droit et possède une ou deux hélices. Plusieurs tailles existent ainsi que différentes formes.

  • Ce leurre est adapté à la pêche de surface. Il la brasse bruyamment lors de sa récupération.
  • La partie inférieure possède un hameçon simple sur une tête plombée équipée d'une jupe de filaments élastiques.
  • Il a pour effet de provoquer les carnassiers qui l'attaquent violemment, les rotations de l'hélice ont pour effet de les alerter de loin ou de profond.  
  • Son évolution est idéale sur les champs d'herbiers (nénuphars, potamots…). Il n'accroche que très peu vu son effet déflecteur.

Animation et nage :

Les flashs émis par les ailettes et les émulsions d'eau émises lors de la récupération font penser à un carnassier qui chasse dans un banc de poissons-fourrage. Le relais de la tête et sa jupe qui ondule imite une proie. 

Ces leurres s'animent en lancé-ramené linéaire rapide. Ce sont ceux qui génèrent le plus de bruit en surface, ils sont provocateurs. Comme le spinner vous pouvez rajouter un trailer souple type grenouille, ver…

Un hameçon chance est parfois conseillé, il est à noter que nous accusons moins de décrochés lorsque la tige de l'hameçon est éloignée des ailettes. Le prédateur cible mieux la tête et la jupe et évite la confusion avec le bouillonnement des hélices. 

Le chatter bait (Chatter = claquement)

Leurres métalliques

Le Chatterbait est le nom initial du concepteur. Aujourd'hui sur le marché plusieurs produits dérivés et copiés font leur apparition. Il est issu d'un assemblage de leurres déjà existant : une tête plombée, une palette et une jupe de filaments plastiques.

Lorsqu'on anime son leurre en lancé-ramené, la palette ondule en claquant et émet de fortes vibrations sonores et visuelles. La jupe se gonfle et se dégonfle au grès des stops and go que l'on applique avec des mouvements de scion. Les caractéristiques de sa nage se rapprochent étrangement de celles du spinner, mais avec des sonorités amplifiées.

Plusieurs animations peuvent lui être attribuées, tirées franches avec des arrêts, dandiné ou encore lancé-ramené rapide.

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