Comment sauver la bredouille lors d’une journée de pêche difficile

© Benjamin Le Provost

Les journées compliquées arrivent à tous les pêcheurs. Dans ce cas-là, il faut renoncer à ses habitudes et essayer de s'adapter à la situation. Voici quelques astuces que je mets en oeuvre pour éviter les bredouilles.

Certaines journées sont bien plus difficiles que d’autres. Ce genre de journée où vous avez l’impression que la mer est vide, que vous êtes à court d’idées. Ce genre de situation m’arrive de temps en temps. Au fond c’est surement lors de ces sorties difficiles que l’on progresse le plus. Une remise en question est nécessaire pour réussir à trouver le paterne qui sauvera la session de pêche. Face à ces situations, j’opte pour différentes stratégies.

Pêcher les secteurs connus

La prospection reste ma partie préférée dans la pêche en mer. Cela dit, il m’arrive de m’égarer et de passer totalement à côté. Difficile alors de raccrocher le fil et de sauver la journée. Pour cela, je retourne sur des secteurs connus que je maitrise depuis longtemps et où je sais qu’il y a quelques poissons à faire.

Ces zones, souvent bien connues de nombreux pêcheurs portent un nom dans notre jargon : « les sauves bredouilles ». Elles sont bien utiles pour garder le moral. Les poissons y sons souvent plus petits et moins nombreux, mais qu'importe, le plaisir reste le même !

Petit lieu jaune qui redonne le sourire lors d'une sortie difficile.

Trouver une zone riche en nourriture

Il m’arrive parfois de courir toute la journée après les poissons. Les conditions semblent réunies et la nourriture est bien présente, mais aucun prédateur ne semble actif. Le sondeur m'aide dans la recherche de poisson-fourrage. Dans ces cas-là, je décide d’insister encore et encore sur la zone, en m’éloignant et en revenant de temps en temps voir. À un moment donné, il y a de très fortes chances que les prédateurs se mettent en activité.

Prendre du recul

Parfois, à trop chercher, il arrive de ne pas voir certaines choses évidentes comme des oiseaux au loin. Se poser quelques instants, couper le moteur et écouter permettent d’entendre une sterne crier au loin et vous indique alors une potentielle zone d’activités.

Pêcher volontairement à l’envers

Je me force à respecter certaines règles qui fonctionnent généralement. Cependant, lors de ces journées différentes qui sortent de l’ordinaire, je fais volontairement l’inverse. Par exemple, sur des zones très riches en lançon, j’utilise des shads. Je pêche volontairement lourd sur des zones peu profondes, je pêche à contre-courant, etc. Ces variantes m’ont permis de débloquer quelques situations.

Cibler d’autres espèces

À défaut de merles on mange des grives... Certaines journées, vous partez le matin, bille en tête à la recherche d’une espèce bien précise. Cependant, certain jour vous n’y arriverez pas et plutôt que de vous entêter, cibler une autre espèce, sur un autre type de fond par exemple. Souvent, je termine les journées difficiles en cherchant les sparidés.

Dans la pêche, rien n'est acquis et chaque sortie vous apportera son lot d’enseignement. Les journées difficiles permettent de progresser en se remettant en question et en essayant de s'adapter.

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