Comment devenir Moniteur guide de pêche ? Peut-on en vivre ?

© Fred Brilloux

Être guide de pêche fait rêver. Imaginez que vous allez gagner de l’argent en partageant votre passion, que vous allez traquer le poisson en sortant tous les jours. Nous vous expliquons ici comment accéder à ce métier, mais aussi la face cachée de cette profession qui n’est pas souvent très lucrative.

C’est en connaissance de cause que je rédige cet article à propos d’un métier quelque peu marginal : moniteur guide de pêche. Depuis 17 ans j’officie dans cette activité, avec comme bagage un Brevet Professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport spécialité pêche de loisirs (BP JEPS). Ce diplôme est obligatoire pour pouvoir enseigner et guider contre rémunération.

Comment devenir moniteur guide ?

Plusieurs centres de formation peuvent accueillir des stagiaires en France (âge mini : 18 ans). Après la validation de tests préalables, vous serez aptes ou non à suivre la formation d’une durée d’environ 8 mois afin d’obtenir le diplôme. Une carte d’éducateur sportif spécialité Pêche de loisirs vous sera alors délivrée et vous pourrez commencer votre activité.

Peut-on vivre de ce métier ?

L’activité de guide de pêche est plus un complément de revenus qu’une véritable source de revenus pour la plupart de ceux qui arrivent sur le marché de l’emploi.

Si vous avez un projet original et surtout quelques deniers de côté, alors oui, vous pouvez vous faire plaisir. En revanche, si vous souhaitez vivre de ce rêve d’aller à la pêche tous les jours, oubliez vite cette activité.

Un poste avec une activité de pleine nature au sein d’un Parc Naturel Régional ou d’un centre d’initiative permanent à l’environnement sera sans doute beaucoup plus rémunérateur. Vous pouvez essayer de postuler également auprès des associations de type fédérations de pêche.

Guide de pêche, un métier pas si agréable

A l’étranger ou sur un public très ciblé

Il est très compliqué de tirer un revenu fixe de l’activité de guidage sauf si vous décrochez un job à l’étranger et que vous y développiez un projet original qui fait rêver. Il est toutefois possible de réaliser des animations de découverte de la pêche et de l’environnement aquatique en ciblant un public novice dans le domaine, ce qui fera un complément de revenu.

Comment se lancer après la formation ?

J’interviens depuis quelques années en centre de formation professionnelle où je rencontre un grand nombre de passionnés qui obtiennent le fameux diplôme. J’en retrouve très peu par la suite qui l’utilise. Pour certains, l’achat de matériel de qualité s’avère impossible et les banques ne suivent plus ce genre d’activité financièrement en dent de scie. Le sponsoring reste quant à lui difficile, car trop de personnes réclament du matériel sans donner de retour sur investissement pour la firme.

Guide de pêche, un métier pas si agréable

Trop de guides ?

Pour d’autres, 1 an après l’installation, les charges professionnelles sont trop élevées et la concurrence est redoutable. Il y a 20 ans nous avions 2 à 3 guides par région. Aujourd’hui nous en avons le triple, voir plus. Le territoire n’est pas extensible, la demande est similaire voir inférieure et le cheptel piscicole pas au mieux de sa forme.

L’amateurisme, une dérive de la profession à ne pas encourager

Voici quelques conseils pour les clients qui recherchent un moniteur guide de pêche. Regardez si celui-ci est bien diplômé avec un n° de siret et une carte d’éducateur sportif. Si ce n’est pas le cas, il ne sera pas assuré en cas de pépin lors de l’activité.

Vérifiez ses références par le biais d’internet (aujourd’hui c’est simple). Les commentaires sont parfois révélateurs.

Retrouver tous les renseignements sur le Brevet Professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport spécialité pêche de loisirs (BP JEPS) :

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