Pêche et coutumes
La Norvège est un pays où le poisson fait partie intégrante de la culture.
En eau douce comme en mer, les eaux sont riches et la pêche est un loisir très populaire.
La première surprise est survenue lorsque je suis entré dans une boutique d'équipement sportif. Je me suis naturellement dirigé vers le rayon pêche. Il faut avouer que les Norvégiens ne se compliquent pas particulièrement la vie avec des techniques trop élaborées. Le matériel destiné à la pêche sous la glace et à la pêche à la mouche occupe une grande partie des rayons.

Pour la mer, on trouve surtout de gros leurres métalliques de type jig sans attention particulière prêtées aux finitions et quelques leurres souples. Comme quoi plus il y a de poisson, moins on se tracasse sur la méthode et les techniques de pêche !
Du matériel léger pour voyager
Le light game est la manière la plus facile de prendre des espèces variées et du plaisir sur de courtes sessions et sur des spots aléatoires. J'ai opté pour cette option pêche et du matériel léger.
Mon ensemble est destiné à pêcher un peu le tout-venant. Mais il faut avouer que je me suis bien fait surprendre par le tout-venant norvégien qui est plutôt de gros calibre. Entre les salmonidés migrateurs et les gros gadidés (morue, lieu jaune, lieu noir…) un combo M voire MH est plus polyvalent et adapté…
Mon ensemble est donc constitué d'une Pepper S2104UL Pearl Dock, qui avec ses 4 brins passe dans n'importe quelle valise. Sur la Pepper un Daiwa Exist Hyper Custom avec une bobine RCS 2506 et une tresse PE 0.6 presque neuve, histoire de ne pas à avoir à en changer sur place.

D'autant que je n'ai pas vu ce type de tresse en rayon en Norvège…
Une seule bobine de fluorocarbone 20/100 (6 lbs) pour mes bas de ligne. Un diamètre assez passe partout, fin et permettant de sortir de beaux voire de très beaux poissons.
Dans mes boites, pas mal de leurres souples différents et de têtes plombées (mais pas plus de 10 grammes) pour pallier à un maximum de configuration et d'espèces même si comme évoqué j'ai été limité...
J'ai aussi quelques poissons nageurs plus destinés à la truite en eau douce qu'à la pêche en mer. Je reviendrais sur ceux qui ont le mieux fonctionné.
Fjord et maquereaux
La pêche en mer ne nécessite pas de permis en Norvège. Les norvégiens mettent un point d'honneur à ce que tout le monde puisse pêcher et avoir accès aux ressources piscicoles du pays.

Les fjords, omniprésents, sont non seulement des lieux privilégiés pour la pêche, mais aussi des sites magiques et emblématiques de la Norvège qu'il faut absolument visiter. Notre point d'attache pour la semaine se situait à Olden, à proximité immédiate du Nordfjord, et c'est tout naturellement par là que j'ai commencé à pêcher.

L'eau salée du fjord est claire et fraiche. J'ai commencé par prospecter large en battant du terrain en pleine eau au leurre souple, histoire de voir les prédateurs actifs en présence. Et ils ne se sont pas fait attendre : les maquereaux sont omniprésents. Impossible de ne pas les trouver. Ils chassent partout et parfois très près de la rive. Ils sont combattifs et costauds ! En pleine eau, au milieu de ces combattifs poissons, c'est parfois une truite de mer qui vient attaquer le leurre.
Malgré le plaisir que l'on a à duper ces maquereaux sur du matériel léger, on se lasse plutôt vite et on a naturellement envie de voir d'autres espèces. Qui plus est le matériel est plein d'écailles par la suite…
En grattant lentement, c'est d'abord un églefin qui me met une touche sèche suivi d'un combat relativement puissant pour un poisson de cette taille à savoir environ 35 cm. L'églefin est un gadidé dont les filets servent à préparer le haddock. Il est très commun dans les eaux froides de Norvège. Après ce gadidé, ce sont de nombreux petits grondins qui mordent à la waver shrimp… Mais il faut déjà plier les cannes et rentrer.

J'ai fait plusieurs sessions dans les fjords, tout proche de notre chalet. A chaque fois les leurres souples finesses ont généré plus de touches que les castings jigs des locaux qui cherchaient spécifiquement le maquereau et pêchaient bien souvent en famille. A marée basse sur des plages de sables et de vase, j'ai aussi pu pêcher les poissons plats à vue. Une pêche atypique et prenante, même si ces derniers sont plus difficiles à décider que je ne l'aurais cru.
Océan et gadidés
Ici, la mer est plus mouvementée que dans les fjords, même si elle est plutôt calme. La houle fait danser les laminaires très présentes sur les rochers. Rapidement, je prends encore des maquereaux, mais je rate un ou deux poissons près des laminaires. J'insiste sur ces zones en texan avec la waver shrimp.

Il ne me faut pas longtemps pour débusquer un lieu jaune, puis plusieurs et même un lieu noir. Ceux-ci se fondent parfaitement dans le milieu environnant et chasse à l'affût ce qui passe trop près des herbiers. Certains poissons sont de taille correcte et dépasse les 50 cm. Sur ligne fine et sur une Pepper, ce sont de belles sensations. Il faut brider rapidement les poissons qui ont naturellement tendance à aller se réfugier dans les obstacles ou à jouer avec les courants.
Plus au calme, dans les ports, on retrouve beaucoup de laminaires. Il y a moins de lieu et plus de labres, comme les vieilles. Je débute à la waver shrimp sur une tête plombée, en pêchant au-dessus des herbiers. Mais là encore, le montage texan light s'impose en permettant de pêcher lentement les milieux très encombrés et qui générent plus de touche. Entre les vieilles, ce sont de petites morues (jusqu'à 50 cm) qui prennent la pose après des combats tout en puissance. L'entrée des ports est un poste de choix, le chenal constituant un poste assez profond.

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